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Mitt Romney, cible de la colère de Donald Trump

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Donald Trump et Mitt Romney, en 2016. | © Don EMMERT / AFP

Politique

Ces derniers jours, Donald Trump s’en est pris à Mitt Romney. L’ancien candidat à la présidence est un des rares républicains à critiquer le milliardaire.

Une rancoeur tenace face à une rare voix dissonante chez les républicains. Ce week-end, Donald Trump n’a pas épargné Mitt Romney, l’ancien candidat à la présidence qui a qualifié de « mauvais et consternant » les appels du milliardaire à l’ouverture d’une enquête, par la Chine et l’Ukraine, sur le fils du démocrate Joe Biden. « Mitt Romney n’a jamais su gagner. C’est un ‘con’ prétentieux qui m’a combattu dès le début, sauf quand il m’a supplié de le soutenir dans sa campagne sénatoriale (je lui ai donné), et quand il m’a supplié de devenir Secrétaire d’Etat (je ne lui ai pas donné). Il est si mauvais pour les R ! », a-t-il écrit samedi matin. Un tweet suivi d’un second quelques heures plus tard : « J’ai cru comprendre que le Super Peuple de l’Utah se dit que son vote pour son Sénateur Prétentieux Mitt Romney est une grosse erreur. Je suis d’accord ! C’est un idiot qui se jette dans les bras des Démocrates Immobilistes! #DESTITUEZMITTROMNEY », a-t-il poursuivi – et ce alors qu’un sénateur ne peut être destitué.

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Dimanche, le président américain n’avait pas décoléré : « Les Démocrates ont de la chance de ne pas avoir de types comme Mitt Romney. Ce sont peut-être des politiciens nuls, avec de vraiment mauvaises politiques (Frontières Ouvertes, Villes Sanctuaires etc.), mais au moins ils restent soudés ! », a-t-il tweeté, critiquant une des rares voix critiques au sein du parti républicain, qui présente un front uni derrière Donald Trump. Toute voix dissonante au sein des républicains est rapidement la cible des attaques du président et de son entourage, et ce alors que le soutien du parti conservateur sera critique après l’ouverture d’une enquête en vue de la destitution du président : il faudrait que 20 sénateurs américains soutiennent la proposition pour que Donald Trump soit destitué.


« Ma déclaration sur la Chine touchait à la corruption, pas à la politique », se défend Trump

Mitt Romney n’a pas répondu aux attaques du président, partageant une image le montrant avec sa femme et leurs petites-filles autour de citrouilles. C’est vendredi que le sénateur de l’Utah, qui avait déjà critiqué le milliardaire pendant la campagne avant d’être son potentiel secrétaire d’Etat, avait tweeté la critique qui a provoqué l’ire du président : « Face à la suggestion du président Trump à la Chine d’enquêter sur son adversaire politique en plein processus de choix du candidat démocrate, même les plus crédules auront du mal à croire qu’il y a autre chose qu’une motivation politique. L’appel effronté et inédit du président envers la Chine et l’Ukraine pour l’ouverture d’une enquête sur Joe Biden est mauvais et consternant. »

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« Que quelqu’un réveille Mitt Romney et lui dise que ma conversation avec le président ukrainien était agréable et très appropriée, et que ma déclaration sur la Chine touchait à la corruption, pas à la politique. Si Mitt s’était attaqué aussi durement à Obama, il aurait gagné. Malheureusement, il a craqué ! », avait répondu le milliardaire dans un premier tweet samedi.

Accusé d’avoir demandé à son homologue ukrainien d’ouvrir une enquête sur le fils de Joe Biden, le soupçonnant de corruption, Donald Trump a vu la plus forte menace à sa présidence se former : les démocrates de la Chambre des représentants ont ouvert une enquête en vue de sa destitution. Mais, loin de minimiser sa requête, le président américain a persisté et est allé jusqu’à demander l’aide de l’Australie puis de la Chine.

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