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Benoit Hamon, l’invité-surprise de la primaire de la gauche

Benoît Hamon veut être la surprise de la gauche | © Benoït Hamon, plein d'espoir, a voté pour la primaire de la gauche AFP PHOTO / bertrand GUAY

Politique

Alors que la gauche française espère voir les électeurs se mobiliser en masse ce dimanche pour choisir son candidat pour la présidentielle de mai prochain, un nom semble bien parti pour figurer au second tour et faire une petite « Fillonade » en s’invitant là où il n’était pas vraiment attendu.

Derrière Manuel Valls et Arnaud Montebourg, Benoît Hamon fait figure de troisième homme de la primaire de la gauche. Celui qui a cristallisé les débats télévisés de la primaire autour de sa propostion de revenu universel s’est clairement fait un nom et un visage dans cette course à la présidentielle au cœur d’une gauche française écartelée entre Mélenchon, Macron et un parti socialiste en perdition. Les derniers sondages le donnent même second derrière un Manuel Valls dont la campagne a été un long chemin de galère entre meetings peu fréquentés, gifle en Bretagne et débats où son bilan fut sans cesse remis en cause.

Mais qui est ce Benoît Hamon, homme politique âgé de 50 ans qui fut ministre de François Hollande de 2012 à 2014 lorsqu’il fut éjecté du gouvernement? L’homme se dit profondément de gauche et ses meetings ont attiré bien au-delà des sympathisants traditionnels du PS: société civile, membres d’ONG,… sont venus écouter celui qui se veut une alternative à la politique de centre gauche menée par François Hollande.

L’homme le sait. Sa candidature est un énorme pari dans un parti socialiste déchiré. Et le risque est énorme. Il le dit d’ailleurs en parlant de la primaire de ce dimanche «Et à 20 heures je saurai : soit je fais une Copé et je finis à 0,3 %, soit je fais une Fillon…» Les derniers sondages lui prédisent donc plutôt la seconde option.

5 anecdotes à savoir sur Benoît Hamon

Il s’est pris de passion pour le jazz. Alors qu’il passait pour être abonné au rap et au hard-rock, Benoît Hamon s’est mis à apprécier le jazz et notamment le pianiste Keith Jarrett. On l’a également vu partager sur son compte Twitter des morceaux de Norah Jones, de Miles Davis ou d’Ornette Coleman. Dans sa playlist en ce moment : Ella Fitzgerald, Django Reinhardt, Lisa Ekdahl ou Nina Simone.

Reportage :«Je ne suis pas un coup d’un soir», assure Benoît Hamon

Il adore les défilés militaires. Pas «fana mili» mais pas «anti» non plus, Benoît Hamon n’a rien contre ces rituels parfois contestés à gauche. Est-ce le souvenir des arsenaux de Brest où son père travaillait? En tout cas, le socialiste ne partageait pas l’avis d’Eva Joly, qui proposait en 2011 de supprimer la parade militaire du 14-Juillet.

Il voue un culte à Mohamed Ali. Le député socialiste est passionné par le grand boxeur, décédé en juin dernier. En 2011, il avait même affirmé à Match qu’il allait se mettre à la boxe «éducative». «Pas pour le combat, mais pour l’endurance», une qualité indispensable en campagne. D’Ali, Hamon a choisi de retenir cette maxime : «Impossible is temporary», «l’impossible est temporaire».

Il a eu sa période peinture. Au début des années 2000, Benoît Hamon signe des toiles, tendance non figurative. En 2011, Olivier Girardin, à l’époque ami du futur candidat, possédait encore «un truc» de lui dans son salon. Cette année, Girardin soutient Arnaud Montebourg.

A lire en détails sur : Paris Match France par Adrien Gaboulaud

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