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Mélenchon attaque Fillon et lui promet une « veste électorale cousu-main »

Jean-Luc Mélenchon. | © AFP PHOTO / Philippe HUGUEN

Politique

Ironisant sur l’affaire des costumes, qui touche François Fillon, Jean-Luc Mélenchon, en meeting à Toulouse ce dimanche, a promis au candidat Les Républicains « une veste électorale cousu-main ».

« Je dis à François Fillon qui aime bien les beaux habits que bientôt le peuple français va lui offrir une veste électorale cousu-main », a ironisé Jean-Luc Mélenchon, ce dimanche à Toulouse devant des dizaines de milliers de personnes réunies à la Prairie des filtres. François Fillon avait reconnu le mois dernier avoir « eu tort » d’accepter des costumes de luxe offerts par l’avocat Robert Bourgi, qu’il a affirmé avoir rendus.

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Privilégiant pendant une heure et vingt minutes de discours les attaques contre le candidat LR, au coude à coude avec lui pour la troisième place des intentions de vote au premier tour de la présidentielle dimanche prochain, Jean-Luc Mélenchon lui a reproché ses « bondieuseries ». En termes de religion, « si je devais choisir, je choisirais une nouvelle fois la fraternité avec mes camarades combattants de la théologie de la libération en Amérique latine », a déclaré le candidat, qui s’est vu reprocher ces derniers jours une proximité notamment avec le régime chaviste du Venezuela.

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Si je devais recevoir des leçons de fréquentations, ce n’est pas de lui que je les prendrais.

Quant à l’accusation d’« être communiste », il l’a jugée « tout à fait supportable, je me permets de le signaler ». « Mais je ne le suis pas et cela ne m’empêche pas d’être extrêmement satisfait de voir dans nos rangs les communistes », a poursuivi le candidat de La France insoumise, dans un hommage à ses alliés plutôt rare depuis le début de sa campagne. « En maintes occasions, d’aucuns ne se sont pas plaints de les trouver du bon côté de la barricade », a rappelé Jean-Luc Mélenchon, ironisant sur le fait que « du temps où (Fillon) était Premier ministre », l’UMP « a signé un accord de coopération fraternelle avec le parti communiste chinois ».

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Qualifié samedi d’« Ubu », toujours par François Fillon, le candidat LFI a estimé que l’ancien Premier ministre avait « perdu une bonne occasion de (se) taire ». « Cet homme s’est mis tout à coup à critiquer un accord fiscal avec le Qatar, en oubliant que c’était lui qui avait signé ! », a-t-il lancé sous les rires de la foule, qui a immédiatement repris en clameur le slogan « Dégagez ! »

« Et si je devais recevoir des leçons de fréquentations, ce n’est pas de lui que je les prendrais, parce que moi je n’ai pas invité à fêter le 14 Juillet (…) l’émir du Qatar », a-t-il encore poursuivi, promettant que s’il est élu président, « il n’y aura aucun monarque invité à la fête de la République ».

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