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Qui est Paula White, la télévangéliste propulsée à la Maison Blanche ?

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Paula White, en 2017. | © MANDEL NGAN / AFP

Politique

Conseillère spirituelle de Donald Trump, la télévangéliste américaine Paula White a récemment intégré sa garde rapprochée à la Maison Blanche. 

 

En pleine campagne pour briguer un deuxième mandat, Donald Trump vient d’embaucher une femme de religion. L’objectif est clair : en plaçant Dieu au coeur de ses discours, le président américain veut absolument consolider le vote des évangélistes – sa base politique – lors des prochaines élections. Afin de l’aide à atteindre son but, le milliardaire s’accompagne de Paula White. Un choix qui n’est pas surprenant puisque la télévangéliste américaine de 53 ans est son amie depuis près de 20 ans et son ancienne pasteure personnelle.

La relation d’abord amicale, puis professionnelle, entre Donald Trump et Paula White a commencé par un coup de fil, en 2001. « Il regardait la télévision chrétienne et il m’a appelée pour me dire : ‘Hey ! Vous êtes fantastique », a-t-elle raconté avant l’élection du Républicain. Originaire de Floride, la nouvelle conseillère spirituelle de la Maison Blanche avait déjà prononcé l’invocation lors de l’investiture de Trump. « Nous nous adressons à toi, notre Père célèste. Nous te demandons de conférer à notre Président la sagesse nécessaire pour diriger cette grande nation », avait-elle déclaré à l’époque.

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Figure médiatique controversée au goût prononcé pour le luxe, mariée trois fois et anti-choix, elle est à bien des égards une Trumpiste, vit dans un manoir et prêche la théologie de la prospérité, considérée par beaucoup de Chrétiens comme « hérétique », qui soutient qu’être riche traduit une reconnaissance divine.

Être pauvre est une malédiction de Dieu

18 ans après ce coup de téléphone fatidique, là voilà propulsée à la Maison Blanche, engagée pour conseiller l’initiative du président pour la foi et les opportunités. Ce projet vise à donner davantage de poids aux groupes religieux dans les programmes gouvernementaux consacrés à des questions telles que la défense de la liberté religieuse et la lutte contre la pauvreté, selon New York Times. Ironique pour une télévangéliste qui soutient qu’être pauvre est une malédiction de Dieu, selon sa théologie de la prospérité.

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Paula White et Donald Trump rencontrent des survivants de persécution religieuse à la Maison Blanche, le 17 juillet 2019. © Kevin Dietsch / DPA

Quand elle ne donne pas des conférences ou des conseils au président américain, Paula White s’adresse régulièrement à ses plus de 3 millions de fans sur sa page Facebook. S’appuyant sur sa propre lecture de la Bible, elle n’hésite pas à parler politique et à défendre Donald Trump. À propos de l’immigration, elle répond à tous ceux qui considèrent le Christ comme l’un des premiers réfugiés : « Oui, il a vécu en Egypte pendant trois ans et demi. Mais ce n’était pas illégal. S’il avait enfreint la loi, il aurait été un pécheur et il n’aurait pas été notre Messie », avait-elle riposté en juillet 2018 à une chaîne de télévision évangélique.

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Pas la première Chrétienne évangélique au sein de l’adminitration Trump

D’autres présidents américains, tels que Barack Obama et George W. Bush, ont également mis en place des conseils et des partenariats fondés sur la foi, mais contrairement à Donald Trump, ils n’en ont jamais fait une priorité de leur administration, qui inclut ouvertement d’autres chrétiens évangéliques, haut-placés, tels que le vice-président Mike Pence et le secrétaire d’État Mike Pompeo.

Invitée sur le plateau de Jim Bakker, un autre télévangéliste, Paul White incite à prier pour le président américain. Il y a quelques jours, elle a été encore un peu plus loin en assurant que les Chrétiens qui ne voteront pas pour Donald Trump en 2020 devront en répondre devant Dieu, indique Le Monde. Sacrée menace.

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