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Bachar al-Assad accuse l’ex-branche d’Al-Qaïda en Syrie de l’attentat contre les bus de civils

Bachar al-Assad | © BELGA/Marlene Awaad/IP3

Politique

Le président Bachar al-Assad a accusé l’ancienne branche d’Al-Qaïda en Syrie, d’être responsable de l’attentat sur des bus transportant des civils évacués, qui a fait plus d’une centaine de morts.

 

Le président Bachar al-Assad a accusé ce vendredi 21 mars le Front Fateh al-Cham, ancienne branche d’Al-Qaïda en Syrie, d’être responsable de l’attentat du 15 avril sur des bus transportant des civils évacués, qui a fait plus d’une centaine de morts. « C’est le Front al-Nosra (ancien nom du Front Fateh al-Cham, ndlr). Ils ne se cachent pas et je pense que c’est al-Nosra », a déclaré Bachar al-Assad lors d’une interview diffusée par l’agence russe Ria Novosti.

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Cet attentat au véhicule piégé, non revendiqué, a visé des bus de civils évacués sortis de Foua et Kafraya, deux localités loyalistes assiégées depuis deux ans par les rebelles, et a fait au moins 126 personnes dont 68 enfants, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). L’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, a affirmé que les auteurs de l’attentat étaient déguisés en humanitaires.

Les chiffres donnés par les médias occidentaux « sont donnés pour gonfler le total, pour montrer à quel point la situation est horrible et l’utiliser comme prétexte humanitaire pour envahir la Syrie.

Le président syrien a également démenti toute utilisation de gaz sarin lors de l’attaque chimique présumée de Khan Cheikhoun, tout en affirmant être sûr « à 100% » que les rebelles ont reçu des armes chimiques depuis la Turquie. « Le seul chemin pour les terroristes pour recevoir de l’argent, des armes, n’importe quel matériel, de nouvelles recrues ou de telles substances passe par la Turquie », a-t-il déclaré.

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Par ailleurs, selon Bachar al-Assad, des négociations sont en cours pour de nouvelles livraisons d’armes russes à l’armée syrienne, notamment des systèmes de défense anti-aérienne, Damas ayant perdu selon lui « plus de 50% » de ses équipements en la matière. Le président syrien a en outre minimisé le nombre de victimes en six ans de conflit, estimées à 320 000 morts et des millions de déplacés et de réfugiés.

« Nous ne pouvons parler que de données officielles. Il s’agit de dizaines de milliers (de morts), et non de centaines de milliers comme l’écrivent les médias », a-t-il assuré, disant retirer de son décompte les disparus et les victimes étrangères. Les chiffres donnés par les médias occidentaux « sont donnés pour gonfler le total, pour montrer à quel point la situation est horrible et l’utiliser comme prétexte humanitaire pour envahir la Syrie », a-t-il ajouté.

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