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Présidentielle française : François Hollande a voté

Le président a assuré ne pas faire partie des "indécis" | © Belga

Politique

François Hollande a voté dimanche à Tulle, son ancien fief électoral, pour le premier tour de l’élection présidentielle, entouré d’une nuée de photographes et de cameramen.

 

Comme à son habitude mais sous très haute sécurité, le président a serré les mains et embrassé les habitants, demandant des nouvelles de chacun, dans cette ville dont il fut le maire de 2001 à 2008. Il a été applaudi à sa sortie du bureau de vote, et devait regagner Paris dans la journée. Le chef de l’Etat, qui a renoncé à se représenter, avait appelé jeudi « tous les Français à aller voter » alors que les abstentionnistes pourraient être l’une des clefs du scrutin. Sans livrer sa préférence, il avait assuré qu’il ne figurait pas parmi les « indécis » qui représentent une autre clef de ce premier tour.

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Ni Le Pen ni Mélenchon

François Hollande a multiplié ces dernières semaines les déplacements en province, le plus souvent dans des usines, pour appeler à mots à peine couverts le monde ouvrier à ne pas porter ses voix sur Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. Au cours de son mandat, le président sortant a effectué une trentaine de visites en Corrèze, ce département qui l’a fait roi, la précédente remontant à la mi-mars quand il s’était rendu à Meymac, ancien fief de Jacques Chirac.

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« Toujours Corrézien »

« J’étais Corrézien avant d’être président, je suis resté Corrézien pendant ma présidence (…) et je serai toujours Corrézien« , avait-il assuré en juin dernier, soulignant son « affection pour la population de ce territoire et ses paysages« . Le chef de l’État avait débuté sa carrière politique en Corrèze par une défaite face à Jacques Chirac qu’il avait défié aux législatives de 1981, à 27 ans, frais émoulu de l’ENA. Député de la première circonscription de Corrèze de 1988 à 1993 puis de 1997 à 2012, il a été aussi président de son Conseil général de 2008 à 2012. Cette année-là, la Corrèze l’avait plébiscité face à Nicolas Sarkozy, lui accordant 64,86% de ses suffrages. Le Front national s’est hissé à 22,4% en Corrèze lors des élections européennes de 2014 et le département a basculé à droite en avril 2015.

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