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François Fillon renonce aux législatives françaises : « Je vais redevenir un militant de cœur parmi les autres »

François Fillon, lundi 24 avril, lors de son arrivée au bureau politique des Républicains. | © BELGA/AFP PHOTO/Martin BUREAU

Politique

François Fillon, éliminé au premier tour de la présidentielle française dimanche soir, a déclaré lundi devant le bureau politique des Républicains n’avoir « plus la légitimité pour mener » le « combat » des législatives.

 

Au lendemain de son échec au premier tour de l’élection présidentielle, François Fillon s’est exprimé devant sa famille politique. « J’ai conscience de votre désarroi, j’ai mal pour nos électeurs et nos militants. Je pense à eux, à leur colère et à leur tristesse. Ils n’ont rien à se reprocher, a déclaré l’ancien Premier ministre français devant le bureau politique des Républicains. J’étais leur chef, j’ai été battu : je ne me dérobe pas. Ma victoire aux primaires avait enclenché une grande espérance. Elle a été brisée par un pilonnage intensif dont l’ampleur restera dans les annales des campagnes présidentielles. Mais je ne suis pas là pour refaire l’histoire ».

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Dans cette allocution, dont une version écrite a été transmise à la presse, il évoque « l’autre bataille » qui « commence » : les législatives. S’il appelle son camp à « rester uni » et précise qu’il a « la certitude que Les Républicains peuvent obtenir un score favorable qui sera utile à la France », François Fillon assure n’avoir « plus la légitimité pour mener » le « combat » des législatives. « Ce combat, il est désormais entre vos mains. Je n’ai plus la légitimité pour le livrer avec vous », a-t-il déclaré.

« Penser ma vie autrement » et « panser les plaies de ma famille »

Il a ensuite évoqué son avenir proche et précise qu’il souhaite « redevenir un militant de cœur parmi les autres ». « Je vais devoir penser ma vie autrement, panser aussi les plaies de ma famille. J’ai passé mon existence à me battre pour une certaine idée de la France. Cette idée qui a inspiré mon existence et l’a consumée aussi, m’animera toujours », a poursuivi l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy.

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Et le candidat malheureux à la présidentielle française de conclure : « Mes amis, je vous donne mon courage : ne lâchez rien, restez soudés et vous verrez que votre force sera récompensée ».

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