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Le Parlement européen reste inquiet quant au sort des citoyens européens après le Brexit

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Certains Européens, vivant au Royaume-Uni, n'ont toujours pas obtenu leur permis de séjour permanent. | © Flickr : European Parliament

Politique

À J-16 du Brexit, certains « détails » (pourtant fondamentaux) sont encore à régler …

 

Le Parlement européen reste inquiet quant aux droits des citoyens de l’Union qui résident au Royaume-Uni, après le Brexit. « La Reine (d’Angleterre) a accordé à Harry et Meghan une transition pour qu’ils puissent partir sans ‘deadline’ dure. Cela pourrait inspirer son Premier ministre pour qu’il montre davantage de flexibilité envers les citoyens européens », a ironisé mardi Guy Verhofstadt, président du groupe de pilotage du Parlement européen sur le Brexit.

Une partie de l’accord de divorce entre l’Union et le Royaume-Uni concerne déjà les droits et garanties des quelque 3,5 millions de citoyens du continent qui habitent outre-Manche et du million environ de Britanniques qui sont résidents en Europe. Ces dispositions doivent leur permettre de rester habiter, travailler et étudier là où ils sont actuellement, et dans les mêmes conditions (soins de santé, pensions, etc.), même après la sortie du Royaume-Uni de l’Union et la période de transition qui va s’ouvrir ensuite.

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Verhofstadt demande une reconnaissance automatique de permis de séjour permanent

Les conservateurs au gouvernement à Londres ont imaginé un système avec, pour les Européens, la possibilité de demander un permis de séjour permanent (« settled status ») s’ils ont déjà au Royaume-Uni au moins 5 ans de résidence ininterrompue. Deux millions et demi de personnes en ont déjà fait la demande, dont une majorité a effectivement obtenu le statut visé. Mais les parlementaires européens constatent qu’un grand nombre de demandeurs s’est vu octroyer seulement un statut de résident intermédiaire, moins solide (« pre settled status »).

Le Parlement continue donc d’insister sur une reconnaissance automatique. « Je pensais que c’est ce que les Tories voulaient : moins de bureaucratie », a insisté Verhofstadt mardi. Ce dernier espère rassembler ce mercredi une large majorité autour d’une résolution sur cette question. Demain, sur invitation du secrétaire d’État britannique au Brexit Stephen Barclay, il prendra en effet la direction de Londres pour y aborder les inquiétudes de l’assemblée européenne.

Avec Belga

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