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Acquitté, Donald Trump pavane et se venge de ses opposants

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Donald Trump. | © Nicholas Kamm / AFP

Politique

Après son acquittement par le Sénat, le président américain Donald Trump n’a pas pu s’empêcher d’attaquer ses opposants « malhonnêtes et corrompus ». 

Donald Trump a déclaré jeudi avoir enduré « une terrible épreuve » avec sa mise en accusation, orchestrée selon lui par des « gens très malhonnêtes et corrompus », au lendemain de son acquittement par le Sénat. Nos adversaires « ont fait l’impossible pour nous détruire et blesser durement notre pays », a-t-il assuré lors d’un petit-déjeuner en présence de responsables religieux et politiques à Washington, sa première prise de parole depuis le vote de la veille. Le président américain a prévu de s’adresser solennellement au pays en milieu de journée.

Les démocrates « savent que ce qu’ils font est mal mais ils mettent leurs intérêts avant celui de notre grand pays » tandis que le Sénat, à majorité républicaine, « a eu la sagesse, la rigueur morale et la force de faire ce qu’ils savaient être juste », a poursuivi le milliardaire.

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« Je n’aime pas les gens qui utilisent leur foi pour justifier leurs mauvaises actions », a-t-il ajouté, en référence au geste théâtral de la présidente démocrate de la Chambre des représentants Nancy Pelosi qui a déchiré mardi sa copie de l’allocution du président lors du discours sur l’état de l’Union devant le Congrès. « Tant de personnes ont été blessées et nous ne pouvons pas le tolérer et c’est ce dont je parlerai un peu plus tard à la Maison Blanche », a indiqué Donald Trump, renforcé. En entrant dans la salle, le Républicain avait brandi un exemplaire du journal USA Today dont la une indique en gros caractères « ACQUITTÉ ».

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Donald Trump, le 6 février, après avoir été acquitté. © Nicholas Kamm / AFP

Soif de vengeance

Donald Trump a été reconnu non coupable du premier chef d’accusation (l’abus de pouvoir) par 52 voix contre 48, et du second (l’entrave au travail du Congrès) par 53 voix contre 47. Un seul Républicain a donc osé défier le président américain aux côtés des démocrates : Mitt Romney. Un acte de bravoure et un suicide politique, souligne la presse américaine, pour ce premier sénateur de l’histoire à voter en faveur de la destitution de son propre parti.

Sans surprise, l’adversaire de Barack Obama lors de la présidentielle de 2012 a rapidement été taclé par le locataire de la Maison Blanche. « Si Mitt Romney, candidat à la présidentielle malheureux, avait mis la même énergie et colère à vaincre un Barack Obama défaillant que celle qu’il a mises contre moi, il aurait sans doute gagné l’élection », a tweeté le président, plus confiant que jamais.

Avant cette attaque, Donald Trump avait publié un montage détournant une couverture du Time, avec des pancartes le montrant réélu à l’infini. Le Républicain n’a peut-être pas (en partie) tort. Selon le Wall Street Journal, aussi « déconcertant et exaspérant que cela puisse être pour les démocrates, l’impeachment pourrait en fait avoir augmenté les chances de Trump d’être réélu à l’automne ».

Avec Belga

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