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Mélenchon ne votera pas pour Le Pen au second tour de la présidentielle française, mais refuse de dire ce qu’il votera

Jean-Luc Mélenchon à Paris, le 23 avril 2017. | © French presidential election candidate for the far-left coalition La France insoumise Jean-Luc Melenchon delivers a speech in Paris, on April 23, 2017, after the first round of the Presidential election. / AFP PHOTO / bertrand GUAY

Politique

Dans une vidéo publiée sur son compte YouTube, Jean-Luc Mélenchon a assuré que « tout le monde sait » qu’il ne votera « pas Front national », sans vouloir préciser pour autant quel sera son vote pour le deuxième tour de l’élection présidentielle française.

 

Jean-Luc Mélenchon a assuré vendredi que « tout le monde sait » qu’il ne votera « pas Front national », accusant ses adversaires d’entretenir « le doute » sur ce point à cause des législatives à venir, dans sa première prise de parole depuis la soirée du premier tour de la présidentielle française.

« Ce que je vais voter, je ne vais pas vous le dire, il n’y a pas besoin d’être grand clerc pour deviner ce que je vais faire, mais je ne le dis pas pour que vous puissiez rester regroupés », a-t-il déclaré à ses militants dans une vidéo postée sur sa chaîne YouTube. « Mon rôle est de vous aider à rester groupés. D’être la force qui va appeler, qui va rassembler », a-t-il ajouté.

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« Tout le monde le sait! »

Dénonçant une « situation extrêmement tendue », « une violence qui est faite à la plupart d’entre nous », il s’est exclamé : « Est-ce qu’il y a une seule personne parmi vous qui doute du fait que je ne voterai pas Front national ? Tout le monde le sait ! »

Celui qui a réuni 19,6% des suffrages le 23 avril est longuement revenu sur sa défaite « dans un mouchoir de poche », moins de 620 000 voix séparant son score de celui de Marine Le Pen. « Le doute n’existe pas sur ce que va être mon vote (…), il est créé pour ficher la pagaille dans la législative derrière », a estimé le candidat de La France insoumise. « La première personne à qui il s’en prend, c’est moi ! », a-t-il regretté à propos d’Emmanuel Macron, critiquant la volonté exprimée dimanche par le candidat d’En Marche ! de susciter au second tour « un vote d’adhésion ».

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