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Le pays qui devait 320 milliards : bientôt une réduction de la dette grecque ?

7 ans après, la Grèce voit enfin l'espoir de sortir de sa dette. | © Belga

Politique

La Grèce est parvenue à un accord préliminaire avec ses créanciers qui devrait ouvrir la voie à des discussions sur la réduction de sa dette, a annoncé le ministre grec des Finances. Une avancée encourageante, mais la route reste longue. 

« Les négociations sont achevées », a déclaré à des journalistes le ministre, Euclide Tsakalotos, selon l’agence de presse officielle ANA. Les discussions entre la Grèce et ses créanciers – Commission européenne, Union européenne et Fonds monétaire international (FMI) – avaient repris le 29 avril. Après des discussions nocturnes, M. Tsakalotos a déclaré qu’un « accord technique préliminaire » avait été conclu, alors que doit se tenir le 22 mai une réunion des ministres des Finances de la Zone euro, qui doit approuver l’accord.

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Compromis nécessaire

Le ministre grec a ajouté être « certain » que l’accord allait permettre à la Grèce d’obtenir de ses créanciers un engagement sur des mesures devant permettre un allègement de sa dette, qui est selon lui vital pour permettre de relancer l’économie défaillante du pays. Un compromis est nécessaire pour débloquer une nouvelle tranche de crédit dont la Grèce a besoin pour rembourser 7 milliards d’euros de sa dette en juillet.

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La dette de Sysiphe

Depuis 2010, date à laquelle la dette a été contractée par la Grèce, celle-ci maintient le pays sous haute-tension, avec deux questions au coeur de l’actualité : l’austérité est-elle la seule solution pour sortir le pays de la dette ? Mais aussi : faut-il craindre un Grexit ? Tandis que l’Irlande, le Portugal et l’Espagne sont sortis des plans d’aide concoctés par la zone euro et le FMI, la Grèce en est à son troisième programme, et rien ne dit qu’elle sera prête à retourner sur les marchés à l’horizon de l’été 2018. Même si elle parvient à se financer, la Grèce restera en effet confrontée au montant colossal de sa dette : 180% de son PIB, les trois quarts étant détenus par la zone euro, soit plus de 320 milliards à rembourser.

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