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Bernie Sanders défend Fidel Castro et sabote son ascension vers l’investiture démocrate

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Favori des sondages, Bernie Sanders va-t-il souffrir de ses déclarations sur le révolutionnaire cubain ? | © RINGO CHIU / AFP.

Politique

L’actuel leader de la primaire démocrate a notamment mis en avant le programme « massif d’alphabétisation » du défunt dictateur cubain.

C’est une interview qui fait couler beaucoup d’encre outre-Atlantique. Bernie Sanders, qui caracole en tête de la primaire démocrate pour la présidentielle américaine, est vivement attaqué pour avoir défendu une partie du bilan du défunt dictateur cubain Fidel Castro. Le sénateur du Vermont, qui se revendique « socialiste » avec un programme très à gauche, a ainsi affirmé à la grande émission dominicale « 60 Minutes » qu’après être arrivé au pouvoir, le père de la révolution cubain avait lancé « un programme massif d’alphabétisation ». « Est-ce que c’est mauvais, même si c’est Fidel Castro qui l’a fait ? » a-t-il demandé.

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« Nous sommes très opposés à la nature autoritaire du régime cubain, mais il est injuste de dire simplement que tout est mauvais », a-t-il expliqué, en assurant « condamner » l’emprisonnement des dissidents sur l’île caribéenne. Ses propos ont toutefois provoqué une avalanche de critiques, notamment de ses adversaires dans la course à l’investiture, dans un pays où le socialisme évoque encore à certains des relents de guerre froide.

Bloomberg et Biden à l’attaque

« Ne vous y trompez pas : les commentaires (de Bernie Sanders) font partie d’une tendance plus large durant toute sa vie à épouser les (thèses des) dirigeants et gouvernements autocrates autour du monde », a mis en garde l’équipe de campagne de Joe Biden dans un communiqué. Ceci « n’est pas seulement dangereux, mais aussi profondément offensant » pour les Cubains réfugiés aux États-Unis après avoir « fui les persécutions politiques », a ajouté l’équipe du vice-président américain de Barack Obama quand celui-ci avait annoncé en décembre 2014 le dégel diplomatique avec Cuba après 55 ans de conflit.

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Le milliardaire Michael Bloomberg, qui représente avec Joe Biden l’aile modérée du parti, a ironisé sur Twitter : « Fidel Castro a laissé un sombre héritage de camps de travaux forcés, de répression religieuse, de pauvreté à grande échelle, de pelotons d’exécution et du meurtre de milliers (de Cubains). Mais bien sûr, Bernie, parlons de son programme d’alphabétisation. »

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D’autres voix se sont élevées au sein du parti, notamment des membres de la communauté americano-cubaine. Debbie Mucarsel-Powell, élue de Floride, a condamné des propos « absolument inacceptables ». « Le régime Castro a assassiné et emprisonné des dissidents, fait un mal indescriptible à de nombreuses familles du sud de la Floride », a-t-elle ajouté sur Twitter.

Avec AFP

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