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Vladimir Poutine fait une mise au point concernant une potentielle « doublure »

Vladimir Poutine fait une mise au point concernant une potentielle "doublure"

Vladimir Poutine (le vrai), le 15 janvier 2020. | © Vyacheslav Prokofyev / TASS / ABACAPRESS.COM

Politique

Le président russe réfute en bloc l’utilisation de « doubles », mais reconnaît qu’on lui a proposé l’idée.

 

C’est une rumeur qui fait du bruit depuis maintenant plusieurs années. Selon certaines spéculations, le président russe Vladimir Poutine aurait eu des doubles chargés de le remplacer lors d’événements potentiellement dangereux. « J’ai refusé d’avoir des doubles », a poursuivi Poutine, confirmant néanmoins que cette possibilité lui avait été proposée.

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Lors d’une série interviews organisée pour ses 20 ans au pouvoir, une journaliste de l’agence publique TASS s’est risqué à la question : « Êtes-vous le vrai (Poutine)? ». « Oui » répond avec aplomb le président russe, concédant toutefois avoir refusé cette proposition. « C’était lors des moments les plus durs de la lutte contre le terrorisme », au début des années 2000, a-t-il indiqué, une époque où la Russie était en guerre contre un mouvement indépendantiste islamiste en Tchétchénie et dans le Caucase.

Des théories du complot depuis 2015

Après sa nomination au poste de Premier ministre, fin 1999, Vladimir Poutine avait lancé la deuxième guerre de Tchétchénie qui a abouti à la reconquête de cette ex-république soviétique par l’armée russe. Cette victoire a toutefois été suivie d’une vague d’attentats et de prises d’otages meurtrières par des islamistes du Caucase. « Donc votre double serait allé là où c’était dangereux ? », a demandé le journaliste de TASS. « Il y serait allé, oui, il y serait apparu », a acquiescé Poutine.

Sur Internet, des théories du complot circulent depuis longtemps, affirmant que le véritable Poutine est mort et qu’il a été remplacé par un sosie. Parmi les justifications évoquées : le visage visiblement peu touché par l’âge du dirigeant de 67 ans ou encore sa connaissance parfois hésitante de l’allemand, alors que Vladimir Poutine a travaillé en Allemagne de l’Est comme agent du KGB, les services secrets soviétiques.

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En 2015, le maître du Kremlin avait disparu de l’espace public pendant 10 jours, ce qui avait suscité son lot de spéculations. Certains affirmaient qu’il s’était rendu en Suisse pour la naissance d’un enfant caché, d’autres qu’il avait été renversé lors d’un coup d’État, ou encore qu’il était malade ou mort. « On s’ennuie sans les ragots », avait commenté Poutine, après sa réapparition.

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