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Georges Dallemagne (cdH) : « Nous avons un devoir moral envers les Kurdes »

Georges Dallemagne (cdH) : "Nous avons un devoir moral envers les Kurdes"

Le député fédéral cdHa a notamment recontré des djihadistes belges emprisonnés lors de son récent voyage. | © Georges Dallemagne dans le camp de Al-Hol où vivent 68 000 personnes dont de nombreuses femmes radicalisées.

Politique

De retour de Syrie, le député fédéral humaniste Georges Dallemagne demande que la Belgique s’engage aux côtés des Kurdes pour solutionner les problèmes que posent notamment le procès des combattants étrangers de Daech et le rapatriement de leurs familles.

Georges Dallemagne est député fédéral cdH. Très en pointe sur les questions internationales et de sécurité, il voyage depuis plusieurs années en Irak et en Syrie malgré les risques. Paris Match l’a récemment accompagné au Rojava, la région semi-autonome du Kurdistan syrien où il est parti se rendre compte de la situation dans cette partie du monde dévastée par neuf années de guerre.

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Georges Dallemagne au micro de Paris Match Belgique

Il y a notamment recontré des djihadistes belges emprisonnés, ainsi que des femmes et des enfants de combattants de Daech installés dans les camps gérés par les Kurdes. Sur place, nous l’avons interrogé au sujet du sort à réserver à ces ressortissants belges. Que pense-t-il de la nouvelle stratégie des autorités du Rojava qui s’apprêtent à juger elles-mêmes les 3000 terroristes étrangers qu’elles détiennent ? Est-il favorable au rapatriement des enfants sans leurs mères ? Quel est son regard sur le fait que la Belgique et, plus généralement, les pays européens tournent le dos aux Kurdes de Syrie qui ont pourtant été leurs meilleurs alliés dans la lutte contre l’État islamique et qui ont pour ça payé le prix du sang ?

« Il est évident que nous avons un devoir moral envers les Kurdes qui se sont battus pour leur sécurité, mais aussi pour la nôtre », répond Georges Dallemagne. « Des ressortissants belges sont venus chez eux répandre la terreur, décapiter, torturer, et dès lors nous avons le devoir moral de ne pas les laisser seuls face à tous ces défis ».

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Retrouvez le premier volet de notre reportage dans le magazine Paris Match ce jeudi 5 mars.

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