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Coronavirus : Donald Trump blâme (encore) Barack Obama

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Le président américain le 4 mars dernier. | © Brendan Smialowski / AFP.

Politique

Donald Trump a accusé – à tort – l’administration de Barack Obama d’avoir validé des règles qui compliqueraient aujourd’hui la lutte contre l’épidémie de nouveau coronavirus.

 

Encore la faute de l’administration Obama. Mercredi, Donald Trump a évoqué l’épidémie de nouveau coronavirus, qui a fait 11 morts aux États-Unis et où les examens pour vérifier si un patient est atteint prennent plus de temps qu’ailleurs dans le monde. Il a rejeté la faute sur l’administration précédente, l’accusant d’avoir ralenti la réalisation de tests sur les virus : « L’administration Obama a pris une décision qui s’est avérée cruciale pour ce qu’on fait, et nous sommes revenus sur la décision il y a quelques jours pour que les tests puissent être bien plus précis et rapides. C’est une décision avec laquelle nous n’étions pas d’accord. Je ne pense pas que nos l’aurions prise mais pour une raison ou une autre, elle a été prise », a-t-il déclaré depuis la Maison-Blanche, où il recevait les dirigeants de compagnies aériennes inquiètes de la baisse du trafic liée à l’épidémie.

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Le président américain n’a pas donné de détails sur la décision en question, mais le directeur des CDC (Centers for Disease Control and Prevention) Robert Redfield a évoqué « la régularisation » des tests réalisés par des laboratoires privés, un règlement évoqué par les CDC sous l’administration Obama mais qui n’a jamais été mis en place. Une exception pour les cas d’urgence avait d’ailleurs été prévue, précise le New York Times qui a mené l’enquête sans parvenir à trouver un règlement tel mis en place sous l’administration Obama. « Pour que quelqu’un le fasse, il fallait qu’il dépose un dossier à la FDA (Food and Drugs Administration) », a-t-il ajouté, sans préciser que cette décision n’avait pas été en place. Donald Trump, qui se saisit de chaque opportunité pour critiquer l’administration précédente, a ainsi pu mettre en avant l’effort de dérégularisation qu’il a mis en place, avec notamment une simplification des déclarations fiscales.

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Des membres de l’administration Obama ont pointé du doigt le fait qu’un groupe mis en place sous le mandat de Barack Obama, qui visait à gérer les urgences mondiales de santé, avait été démantelé en mai 2018, expliquait alors le Washington Post. Les personnes nommées à ces postes les ont quittés et n’ont pas été remplacées.

« Beaucoup de gens l’auront et c’est très bénin », assure Trump

Plus tard dans la journée, Donald Trump a parlé de l’épidémie à l’antenne de Fox News, évoquant le taux de létalité de 3,4% estimé par l’OMS : « Et bien, je pense que 3,4% est vraiment un faux chiffre. Maintenant, et c’est mon intuition, d’après les conversations que j’ai eues avec beaucoup de gens qui font ça… Beaucoup de gens l’auront et c’est très bénin. Ils vont s’en remettre très vite. Ils n’ont même pas besoin de voir un médecin. Ils n’ont même pas besoin d’appeler un médecin », a-t-il déclaré. « Vous n’entendez jamais parler de ces gens. Donc vous ne pouvez pas les faire rentrer dans la même population que cette grippe corona, ou virus. Vous ne pouvez pas le faire. Donc, vous voyez, nous avons des milliers et des centaines de personnes qui vont mieux, uniquement en, vous voyez, s’asseyant et même en allant travailler -certains vont travailler mais ils vont mieux », a-t-il poursuivi, allant à l’encontre de toutes les recommandations émises.

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