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En vidéo : Les moments forts du débat présidentiel français entre Le Pen et Macron

Marine Le Pen et Emmanuel Macron lors du débat du second tour de la présidentielle française. | © AFP PHOTO / STRINGER

Politique

Le débat de l’entre deux tours entre la candidate du Front National Marine Le Pen et le candidat d’En Marche Emmanuel Macron a tourné à l’affrontement verbal, mercredi soir. 

Plus de deux heures et vingt minutes d’un débat d’une agressivité rarement vue sous la Vème République. L’affrontement verbal entre la candidate du Front National Marine Le Pen et le candidat d’En Marche Emmanuel Macron a rapidement tourné au concours d’invectives. Voici les moments forts du débat.

Emmanuel Macron, « l’enfant chéri du système »

Marine Le Pen attaque bille en tête Emmanuel Macron dès son introduction et accuse François Hollande d’être « à la manœuvre ». Elle s’en prend à « l’enfant chéri » du système et, comme elle l’a déjà fait ces dernières semaines, dénonce « la froideur du banquier d’affaires ».

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Marine Le Pen, « héritière d’un nom, d’un parti politique »

« Je ne vais pas vous dire que vous êtes la véritable héritière non seulement d’un nom, d’un parti politique, du parti politique de l’extrême droite française, de tout un système qui prospère sur la colère des Français depuis tant et tant d’années », a ajouté M. Macron, « parce que ça ne m’intéresse pas ». « Depuis 40 ans dans ce pays, nous avons des Le Pen qui sont candidats à l’élection présidentielle ». Il affirme qu’elle est la candidate de « l’esprit de défaite ».

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L’accusation de la complaisance islamique

Le lendemain de l’attentat sur les Champs-Élysées « vous avez dit je ne vais pas inventer dans la nuit un programme contre le terrorisme », a lancé Marine Le Pen. « Non seulement vous n’avez pas de projet, mais en plus vous avez une complaisance pour le fondamentalisme islamiste », a-t-elle poursuivi. « Je serai intraitable et je mènerai la lutte sur tous les plans, mais le piège qu’ils (les djihadistes ndlr) nous tendent, c’est celui que vous portez, c’est la guerre civile », a répliqué Emmanuel Macron.

Sur la question de la GPA

Emmanuel Macron, attaqué par Marine Le Pen sur la Gestation par autrui (GPA), assure : « J’ai toujours été contre ». Sur la santé, Emmanuel Macron attaque de nouveau le protectionnisme version Le Pen. « 80% des médicaments sont fait à l’étranger, on va taxer les importations, mauvaise nouvelle », ironise le candidat.

Sur la question du sort de l’usine Whirlpool d’Amiens

Emmanuel Macron a accusé mercredi soir Marine Le Pen d’avoir « profité de la détresse des gens » lors de sa venue sur le site de l’usine Whirlpool d’Amiens, la semaine dernière. « Jamais, jamais je n’ai fait ce que vous avez fait l’autre jour, c’est-à-dire aller profiter de la détresse des gens », a déclaré le candidat d’En Marche!, lors du débat télévisé l’opposant à la candidate du Front national à quatre jours du second tour de l’élection présidentielle.

Sur la sortie de l’Euro

Marine Le Pen défend un système à deux monnaies qu’elle compare à l’écu. « L’euro, c’est la monnaie des banquiers, ce n’est pas la monnaie du peuple », et « c’est la raison pour laquelle il faut que l’on arrive à s’arracher à cette monnaie », a affirmé la candidate du Front national, défendant son projet « essentiel » de passage d’une monnaie unique à une monnaie nationale mais assurant qu’elle ne voulait « pas créer le chaos ».

Plaidant que « ce que les Français doivent comprendre, à la limite, ça ne les regarde même pas, cet euro monnaie commune sera une facilité entre les États », cette eurodéputée a affirmé que « les Français auront une monnaie dans leur portefeuille, une monnaie qui permettra de retrouver un niveau adapté de notre économie et de partir à la conquête du monde ».

« Une grande entreprise ne pourra pas payer en euros d’un côté et payer ses salariés de l’autre en francs. Ca n’a jamais existé, madame Le Pen. C’est du grand n’importe quoi », a rétorqué le candidat d’En Marche! La présidente du FN (en congé) a accusé son rival d’agiter un « projet peur » comme pour le Brexit alors que selon elle, « l’économie britannique ne s’est jamais aussi bien portée que depuis que les Britanniques ont décidé de reprendre leur liberté » en sortant de l’Union européenne. Emmanuel Macron lui a aussitôt riposté : « La grande peur, qui la manipule depuis le début ? C’est vous. Qui joue sur les peurs ? C’est vous. La grande prêtresse de la peur, elle est en face de moi ».

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