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« Macronleaks » : attaque informatique et « déstabilisation »

Une "action de piratage massive et coordonnée" | © Belga

Politique

La Commission nationale de contrôle de la campagne présidentielle (CNCCEP) a recommandé aux médias « de ne pas rendre compte du contenu » des données internes issues d’une « attaque informatique » contre l’équipe d’Emmanuel Macron.

La commission demande, dans un communiqué diffusé dans la nuit de vendredi à samedi, « aux organes de presse, et notamment à leurs sites internet, de ne pas rendre compte du contenu de ces données, en rappelant que la diffusion de fausses informations est susceptible de tomber sous le coup de la loi« .

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« Une action de piratage massive et coordonnée »

La commission a été saisie vendredi soir par l’équipe de M. Macron « à la suite d’une attaque informatique dont son mouvement a été l’objet, et qui a donné lieu à la diffusion sur les réseaux sociaux de données présentées comme issues des systèmes d’information du candidat, mais dont une partie est probablement constituée de faux« , ajoute le communiqué de la CNCCEP.

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« Opération de déstabilisation »

L’équipe de campagne d’Emmanuel Macron a dénoncé vendredi, à quelques minutes de la fin de la campagne officielle, une « action de piratage massive et coordonnée » après la diffusion « sur les réseaux sociaux » d’informations « internes » comme des courriels ou des « documents comptables« , y voyant une « opération de déstabilisation » à la veille du second tour de la présidentielle. La campagne officielle a pris fin vendredi soir à minuit, ce qui interdit aux médias de publier des sondages ou des déclarations de candidats jusqu’à la fin du vote, dimanche à 20H00, heure à laquelle les premiers résultats seront connus.

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