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Ces jours où Boris Johnson, malade du coronavirus, a failli mourir

Ces jours où Boris Johnson, malade du coronavirus, a failli mourir

Boris Johnson. | © AFP PHOTO / 10 DOWNING STREET / PIPPA FOWLES

Politique

Dans le Daily Mail, des proches de Boris Johnson racontent comment le Premier ministre britannique s’est aggravé au point qu’il a failli mourir.

D’après un article Paris Match France.

Avant de pouvoir donner des nouvelles rassurantes à son sujet, les proches de Boris Johnson ont bien cru qu’ils allaient le perdre. Lundi, le Premier ministre britannique, malade du coronavirus, a été transféré en soins intensifs. Ce n’est que jeudi qu’il a pu en sortir pour être soigné dans une autre unité de l’hôpital central de Londres. Durant cette période, l’inquiétude était grande autour de l’état de santé du chef d’État de 55 ans. Dans le Daily Mail ce dimanche, des proches racontent que Boris Johnson se sent aujourd’hui plus que jamais redevable du personnel de santé qui l’a pris en charge et à qui « il doit la vie ». « Je ne pourrais jamais assez les remercier », a-t-il confié à un ami.

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Selon le quotidien britannique, la maladie de Boris Johnson était déjà à un stade si avancé que l’équipe soignante autour de lui pensait qu’il serait hospitalisé trois jours avant la date de son admission en soins intensifs. Le Daily Mail rapporte que les soignants de l’hôpital avaient même déjà prévu son arrivée mais qu’en le voyant applaudir, comme tous les soirs à 20 heures, devant l’entrée du 10 Downing Street, ils ont compris qu’il ne viendrait pas. D’après une source citée par le quotidien britannique, Boris Johnson était réticent à l’idée de se faire soigner à l’hôpital, craignant que l’opinion publique pense qu’il bénéficie d’un traitement de faveur. Selon plusieurs proches, il aurait en réalité dû être soigné bien plus tôt à l’hôpital, parce qu’il « est clair qu’il était dans une forme terrible toute la semaine ».

« C’est terrifiant, la vitesse à laquelle tout est allé »

Ce n’est que lorsque son état s’est considérablement dégradé qu’il a finalement été pris en charge dimanche soir à l’hôpital. A ce moment-là, les membres de son Cabinet et ses proches ont commencé à prier pour qu’il s’en sorte. Dix minutes seulement après son arrivée, il a été mis sous oxygène. Afin de continuer à préserver la réaction de la population, le bureau du Premier ministre a décidé de minimiser la gravité de la situation. Au moment de son admission, il avait en effet été expliqué que Boris Johnson était hospitalisé pour «des examens supplémentaires» et qu’il continuerait à travailler depuis son lit d’hôpital. Pourtant, quelques heures plus tard, Dominic Raab a annoncé qu’il prendrait l’intérim durant l’absence du Premier ministre.

Le lundi au petit matin, la situation s’est encore aggravée et Carrie Symonds, la fiancée de Boris Johnson, enceinte de leur premier enfant, a été informée que malgré l’oxygène et les soins apportés, l’état de son compagnon continuait à empirer et qu’il allait devoir être mis sous respirateur et en soins intensifs. « C’est terrifiant, la vitesse à laquelle tout est allé. Je ne pouvais pas y croire », a commenté un collaborateur auprès de Daily Mail. La température de Boris Johnson n’a commencé à baisser que le mardi matin. «Chaque jour, nous attendions des nouvelles de l’hôpital, dans l’espoir d’avoir de bonnes nouvelles. Vous ne pouvez pas faire sortir de votre tête la crainte que cela puisse empirer », a encore confié un proche. Il lui aura fallu trois nuits en soins intensifs pour pouvoir être transféré dans une autre chambre où il se remet peu à peu.

©Justin Ng/PHOTOSHOT/MAXPPP

Samedi, son bureau a donné des nouvelles rassurantes, expliquant qu’il parvenait désormais à tenir de courtes conversations et à quitter son lit, tout en précisant qu’il devait encore se reposer. Diagnostiqué positif au Covid-19 fin mars, Boris Johnson est à ce jour le seul chef de gouvernement d’une grande puissance à avoir été contaminé par la virus, qui a fait près de 10.000 morts au Royaume-Uni, un des pays européens les plus durement touchés.

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