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Les premières mesures du quinquennat d’Emmanuel Macron

Emmanuel Macron lors de son discours au Louvre le 7 mai après sa victoire face à Marine Le Pen. | © BELGA/AFP PHOTO/Eric FEFERBERG

Politique

De son arrivée à l’Elysée à la fin de l’année 2017, voici les premières mesures que prévoit de prendre Emmanuel Macron.

 

Une large victoire et un début de mandat très chargé. Emmanuel Macron a remporté dimanche le deuxième tour de l’élection présidentielle face à Marine Le Pen avec 66,1% des suffrages contre 33,9% pour la candidate de l’extrême-droite. Après la passation de pouvoirs dimanche prochain, Emmanuel Macron devra plancher sur ses premières mesures, dont certaines devraient être prises avant les élections législatives.

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Avant les législatives des 11 et 18 juin
– Dès l’entrée en fonction, audit sur les finances publiques « afin de disposer à la mi-juin des résultats de la gestion en cours ».
– Présentation d’une feuille de route pour chaque ministre, avec des objectifs « clairs ».
– Projet de loi sur la moralisation politique, qui interdira entre autre le népotisme pour les parlementaires, « mis sur la table du Conseil des ministres avant les législatives » de juin, afin d’être voté ultérieurement.

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Été : session parlementaire et ordonnances
– Demander au Parlement, lors d’une session parlementaire extraordinaire, l’autorisation de légiférer par ordonnances.
– « Simplifier » par ordonnances le droit du travail en donnant la priorité à l’accord d’entreprise pour fixer la durée du travail, et en encadrant le montant des dommages et intérêts accordés par les prud’hommes pour licenciement.
– Établir par ordonnances un droit à l’erreur pour tous face aux administrations, notamment en matière fiscale, et supprimer les normes européennes « surtransposées » dans le droit français.
– Débat parlementaire sur la prolongation de l’état d’urgence.
– Création d’un état-major permanent des opérations de sécurité intérieure, de renseignement et de lutte contre le terrorisme, ainsi que d’une cellule spéciale du renseignement dédiée au groupe État islamique (EI).
– Tour des capitales européennes pour proposer une feuille de route quinquennale afin de doter la zone euro d’un « vrai budget ».
– États généraux de l’alimentation pour améliorer la rémunération des producteurs et moderniser l’agriculture, assises de l’outre-mer et conférence des territoires avec les collectivités locales.

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Septembre : réformes pour la rentrée scolaire
– Éducation : limitation à 12 du nombre d’élèves par classe en zone d’éducation prioritaire et « retour » des classes bilangues, supprimées en partie par la réforme du collège
– Nouvelle session exceptionnelle du Parlement en septembre.
– Projet de loi sur la mobilité et le logement pour créer un « choc de logement » dans les zones tendues.

D’ici la fin de l’année
– Texte quinquennal de finances publiques à l’automne (pas de loi de finances rectificative à l’été) et projet de loi de finances 2018 lors de la session ordinaire du Parlement (à partir du 1er octobre).
– Instaurer une dose de proportionnelle à l’Assemblée nationale et la réduction d’un tiers du nombre de parlementaires, réforme qui entrera en vigueur aux élections législatives suivantes (en principe en 2022).
– Renouveler les principaux postes de hauts fonctionnaires.
– Proposer des conventions démocratiques dans l’UE à propos « du contenu de l’action de l’Union » et sur « ses priorités ».

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