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La sécurité sociale attaquée par Bart de Wever : « pour masquer l’échec de la politique du gouvernement », selon Di Rupo

Le président du PS n'a cependant pas répondu à la critique personnelle que lui a adressé Bart De Wever. | © BELGA PHOTO LAURIE DIEFFEMBACQ

Politique

La querelle PS/NV-A ne date pas d’hier. Après l’interview de Bart de Wever critiquant Di Rupo, le président du PS dénonce ce samedi « les attaques incessantes de la N-VA contre la sécurité sociale » dans le but de « masquer l’échec de la politique du gouvernement MR/NV-A ».

Dans ses interviews à L’Echo et De Tijd, le leader du parti nationaliste flamand, Bart de Wever, fait un bilan de son gouvernement avec le MR : « On a fait du bon travail, nous ne sommes pas au bout du chemin, certainement pas en matière budgétaire, mais des réformes très importantes ont été initiées, des réformes capitales tant pour l’avenir de la Flandre que de la Wallonie et qui n’auraient jamais pu voir le jour avec un gouvernement Di Rupo ». Il appelle à poursuivre les efforts budgétaires : « il reste plus de 6 milliards d’euros, on va les trouver ». Mais pour cela, il critique une nouvelle fois les dépenses publiques et plus précisément, la sécurité sociale, qui est, selon lui, « la maladie belge ». « Il y a une surconsommation dans la sécurité sociale et tant qu’on ne réglera pas cela, nos problèmes vont continuer », affirme-t-il. « On a déjà bien réduit les dépenses mais on doit faire davantage ».

De son côté, le PS rejette les attaques du leader de la N-VA. « Il manque plus de six milliards d’euros pour atteindre l’équilibre budgétaire malgré l’impressionnante liste de mesures d’austérité déjà prises qui détériorent gravement la qualité de vie de nos concitoyens. Une fois encore, la seule piste évoquée pour combler le déficit est la sécurité sociale, c’est-à-dire de nouveaux efforts demandés aux citoyens », selon les socialistes. « Sur les deux dernières années, la Belgique a connu la plus forte augmentation des prix de tous les pays de la zone euro », ajoute Elio Di Rupo. « Cela confirme que la politique économique du gouvernement Michel ne fonctionne pas : les prix augmentent plus qu’ailleurs, nous devenons donc moins compétitifs ».

Elio Di Rupo dénonce également « les attaques incessantes de la N-VA contre la sécurité sociale ». Pour le PS, ces attaques « n’ont pas d’autre objectif que de masquer l’échec de la politique économique et budgétaire » du gouvernement MR/N-VA.

Stratégie communautaire

M. Di Rupo pointe également la stratégie communautaire qui se cache derrière ces déclarations : « comme Bart De Wever a toujours en tête de désintégrer notre pays, il s’attaque à ce qui constitue l’instrument de solidarité entre le Nord et le Sud du pays, en d’autres termes au ciment de l’unité nationale ». Le PS souligne que « la sécurité sociale est le pilier qui a permis à notre pays de résister face à la crise libérale et financière de 2007-2008 ».

Le président du PS n’a cependant pas répondu à la critique personnelle que lui a adressé Bart De Wever dans les quotidiens L’Echo et De Tijd, ce dernier affirmant que face à la montée du PTB, « Di Rupo est devenu un mort-vivant ». Ajoutant que « dans le paysage politique wallon, Di Rupo est devenu un problème pour son parti plutôt qu’une solution ».

(Avec Belga)

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