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Gouvernement fédéral : enfin le bout du tunnel quinze mois après les élections ?

Joachim Coens, président des des démocrates-chrétiens flamands, a sérieusement ouvert la porte à la formation d'un gouvernement fédéral. | © BELGA PHOTO THIERRY ROGE

Politique

Le CD&V disposé à discuter avec les libéraux, les socialistes et les écologistes…  C’est l’éclaircie après la pluie. L' »Avanti » semble être sur les bons rails. La Belgique attend son nouveau gouvernement depuis fin 2018…

 

Le CD&V, via son président Joachim Coens, l’a exprimé durant l’émission Terzake de la VRT. Le parti ne dit toutefois pas encore tout à fait ‘oui’ à une coalition Vivaldi. « Il ne s’agit pas de Vivaldi, il s’agit d’Avanti », a déclaré Joachim Coens. « Ce pays doit aller de l’avant! Les gens veulent des solutions. (…) Nous voulons un projet où nous pouvons réaliser nos priorités fondamentales. Le CD&V fait la synthèse entre le social, l’économique, l’éthique et le durable. »
Le fait d’avoir une majorité dans le groupe linguistique néerlandophone à la Chambre ne constitue plus une condition pour entrer dans un gouvernement fédéral, estime Joachim Coens. Le président du CD&V a indiqué que la priorité allait au « contenu », rappelant au passage son opposition à la loi IVG telle qu’envisagée actuellement.
Avec ou sans le cdH ? Avec…
La coalition Avanti telle que l’envisage le CDV inclurait le cdH, a laissé entendre ce jeudi matin le député Sammy Mahdi (CD&V) sur les ondes de La PremièreLe sort de la famille centriste dans cette configuration demeure flou. Lors de la réunion organisée dimanche dernier par le chargé de mission royal Egbert Lachaert, sept partis étaient réunis: le PS, le sp.a, le MR, l’Open Vld, Ecolo, Groen et le CD&V. Ce dernier était le seul à ne pas avoir en face de lui son alter ego francophone. Pourtant, M. Lachaert avait rencontré plus tôt dans la journée, le président du cdH, Maxime Prévot, pour lui présenter sa note.
« À mon avis, c’est préférable d’avoir les deux côtés, le parti francophone et le parti néerlandophone », a souligné M. Mahdi. Après 460 jours de crise, le CD&V est prêt à ne pas constituer une majorité avec la N-VA, à laquelle il est allié au sein du gouvernement flamand. Le député rappelle tous les efforts de son parti pour constituer une coalition qui disposerait d’une majorité aussi bien du côté francophone que du côté néerlandophone. Il note aussi l’évolution du parti nationaliste flamand depuis 2014. « L’éthique, c’est plus que l’IVG, c’est la manière dont on regarde l’humain, et sur cet aspect-là, j’ai été déçu. J’espère qu’il ira dans un autre sens car, en soi, c’est un parti démocratique qui a de bonnes propositions. Beaucoup de personnes au sein de mon parti ne se retrouvent pas du tout dans la vision de la N-VA », a-t-il expliqué.

Après le rapport au roi ce vendredi: quel scénario ?

Le chargé de mission royale, l’Open Vld Egbert Lachaert, est attendu vendredi prochain au Palais pour un nouveau rapport au Roi. Il a clairement fait savoir qu’il testait en priorité la formule de coalition dite « Vivaldi », rassemblant les libéraux, les socialistes, les écologistes et le CD&V. L’actuel gouvernement minoritaire, dirigé par la MR Sophie Wilmès, est censé redemander la confiance de la Chambre d’ici le 17 septembre. La Première ministre a déjà annoncé qu’elle présentarait sa démission si celle-ci n’était pas renouvelée.
Avec Belga
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