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Pour Blanquer, les élèves doivent être habillés de façon « correcte et républicaine » à l’école

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Le ministre français de l'éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, le 20 octobre 2018 au Palais des Congrès. | © Serge Tenani / Avenir Pictures / ABACAPRESS.COM.

Politique

Invité sur RTL, Jean-Michel Blanquer a rappelé que les élèves devaient être habillés de façon correcte et républicaine lorsqu’ils vont à l’école. Des propos en réaction au mouvement #lundi14septembre lancé sur les réseaux sociaux.

D’après un article Paris Match France de C.R.

Lundi dernier, des milliers d’élèves ont pris part au mouvement #14septembre lancé sur les réseaux sociaux. Le message ? Contester l’interdiction de certaines tenues jugées « indécentes » dans les établissements scolaires. Ce sont les jeunes filles, souvent la cible de critiques, qui ont été les premières à vouloir faire passer ce message, soutenues la semaine dernière par Marlène Schiappa, la ministre déléguée à la Citoyenneté. « Aujourd’hui #lundi14septembre des jeunes filles ont décidé spontanément partout en France de porter jupes décolletés crop top ou maquillage pour affirmer leur liberté face aux jugements & actes sexistes. En tant que mère, je les soutiens avec sororité & admiration », avait-elle écrit sur Twitter.

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Mais le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, ne semble pas convaincu par ce débat. Invité sur RTL lundi matin, il a expliqué qu’il était important d’arriver « dans une tenue correcte à l’école ». « L’école n’est pas un lieu comme les autres. Vous n’allez pas à l’école comme vous allez à la plage ou en boîte de nuit », a-t-il réagi. Et d’ajouter : « Chacun peut comprendre qu’on vient à l’école habillé d’une façon républicaine ».

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Jean-Michel Blanquer a justifié ses propos en indiquant qu’il s’agissait non de restreindre la liberté des élèves à s’habiller comme ils le souhaitent mais à les protéger face « à la pression » qu’ils subissent. « Nos enfants sont sous la pression de bien des choses, notamment des marques, de la mode, du regard de l’autre sur les chaussures et les vêtements… Je souhaite qu’il y ait une certaine sobriété en la matière parce que là aussi c’est un enjeu d’égalité sociale puis de protection des filles et des garçons ». Et alors que les adolescentes dénoncent la sexualisation de leurs corps lorsqu’elles se mettent en jupes courtes par exemple, le ministre a affirmé être « très sensible » à cette question et « ouvert à la discussion sur ce qu’on peut faire pour améliorer cette protection », précisant toutefois que pour lui, « ça passe par justement le fait que le vêtement ne doit pas être un facteur ni de stigmatisation ni de discrimination ».

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