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Twitter signale de nouveau un tweet « trompeur » de Donald Trump sur le vote

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Le président américain Donald J. Trump s'adresse aux médias alors qu'il quitte la Maison Blanche pour sa dernière semaine de campagne de réélection à Washington, le 27 octobre 2020. | © ABACAPRESS.

Politique

Donald Trump a de nouveau attaqué le vote par correspondance, mardi. Twitter a signalé son message comme « trompeur » et va réduire sa portée.

D’après un article Paris Match France de Kahina Sekkai

À une semaine de l’élection présidentielle américaine, Donald Trump continue son travail de sape du vote par correspondance. Mardi, le président américain a tweeté : « Gros problèmes et différences avec le Vote par Correspondance partout aux États-Unis. Nous devons avoir le décompte total le 3 novembre. » Sans donner de précisions sur les « problèmes » évoqués, Donald Trump critique un système de vote qu’il méprise depuis des mois, car mis en avant par les démocrates pour contrer la suppression de nombreux bureaux de vote et la crainte d’électeurs ne souhaitant pas voter physiquement en raison de la pandémie de Covid-19. Le vote par correspondance et par anticipation est très prisé pour cette élection : plus de 66 millions d’électeurs ont déjà voté, soit 19 millions de plus qu’en 2016, à une semaine de l’élection.


Mais Twitter n’a pas apprécié ce tweet et a ajouté une mention : « Tout ou partie du contenu partagé dans ce tweet est litigieux et peut être trompeur à propos de la façon de participer à une élection ou un autre processus civique ». Depuis le printemps, le réseau social a amendé à plusieurs reprises des tweets de Donald Trump lorsque ce dernier écrivait des informations trompeuses ou erronées sur le processus électoral. Fin mai, Twitter avait ajouté une mention « fact checking » sous un tweet de Donald Trump, incitant les internautes à se renseigner auprès d’une source fiable. Les deux tweets mis en doute par Twitter concernaient déjà le vote par correspondance, assurant qu’il est synonyme de fraude électorale -et ce alors que ce moyen est déjà en place dans de nombreux États américains, qui n’ont jamais déploré de soucis à cet égard. Le milliardaire n’avait pas du tout apprécié que la plateforme remette sa parole en doute, et renvoie les utilisateurs à lire des articles de vérification de deux médias qu’il ne supporte pas, le New York Times et le Washington Post.

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Deux jours plus tard, Twitter avait signalé un de ses tweets comme « incitation à la violence » : il y menaçait d’ordonner aux forces de l’ordre de tirer à balles réelles sur les manifestants qui protestaient, à travers le pays, contre la mort de George Floyd. Mi-juin, Twitter avait franchi une nouvelle étape en qualifiant de « contenu manipulé » une vidéo publiée par Donald Trump, sensée montrer la preuve d’une « fake news ». La vidéo, qui représentait les retrouvailles touchantes de deux garçonnets, avait par la suite été désactivée en raison d’infraction au droit d’auteur.

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