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Biden imprime sa marque dès le premier jour

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Le président Joe Biden signe un décret sur le Covid-19 lors de ses premières minutes dans le Bureau ovale, mercredi 20 janvier 2021. | © Doug Mills / The New York Times.

Politique

Il a tout changé dans le bureau ovale et annulé les mesures les plus controversées de son prédécesseur.

D’après un article Paris Match France de Olivier O’Mahony, à Washington

« J’ai l’impression d’être à la maison ». Joe Biden , en entant dans le bureau ovale hier, s’est tout de suite senti chez lui. Donald Trump avait à peine quitté les lieux que les déménageurs sont entrés en action pour tout nettoyer, en milieu de journée. La facture aurait coûté 500.000 dollars! Il s’agissait autant de tourner la page que d’éviter les infections au Covid, le précédent président était plus désinvolte que l’actuel… Dans le bureau ovale, tout a changé. Le portrait d’Andrew Jackson, président populiste adoré par Trump, a été décroché. Celui, immense, de Franklin D. Roosevelt, l’homme du New Deal, a été placé au-dessus de la cheminée, face au resolute desk, le bureau présidentiel. Le buste de son épouse Eleanor Roosevelt, icône féministe, est également présent, aux côtés des portraits d’hommes d’État américains qui ne s’entendaient pas du tout (Jefferson, Hamilton…). Message : on peut être en désaccord mais quand même faire partie de la même nation, l’Amérique.

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Le fauteuil présidentiel a été remplacé tout comme les photos de famille. Les rideaux dorés tout comme le tapis bleu sont ceux que Bill Clinton avait choisi en 1993 en prenant possession des lieux. Le buste de Cesar Chavez, syndicaliste paysan et militant des droits de l’homme, figure bien en évidence, tout comme celui de Robert F. Kennedy dont Biden loue le rôle pour faire progresser les droits civiques aux États-Unis dans les années 60. Bref, Biden n’a pas lésiné sur les symboles. 

Dix-sept décrets signés

Dès son arrivée, le nouveau président a signé dix-sept décrets (« executive orders ») pour stopper net certaines des décisions les plus controversées de son prédécesseur. Il a réintégré l’Amérique dans les accords de Paris sur le changement climatique, renoué avec l’Organisation mondiale de la Santé, mis un terme au « muslim ban », ce décret signé par Trump dès son arrivée pour empêcher l’entrée sur le territoire américain de ressortissants de certains pays musulmans jugés suspects (Iran, Libye, Somalie…). Biden a aussi imposé l’obligation de porter le masque dans les bâtiments fédéraux et les transports publics, pour cent jours.

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Une nouvelle ère commence et le nouveau patron de la Maison Blanche l’a fait comprendre en s’adressant par visioconférence à ceux qu’il nommait à la tête des principales agences de l’État américain. « Je ne plaisante pas : si j’entends dire que vous manquez de respect pour un de vos collègues, je vous vire sur le champ. Il n’y aura pas de « si » ni de « mais ». Tout le monde a le droit d’être traité avec dignité. Ça a beaucoup manqué ces quatre dernières années ». Une façon différente de dire : « you are fired » (« vous êtes viré »)

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