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Les États-Unis se retirent de l’Accord de Paris

Donald Trump a pris sa décision. | © AFP PHOTO / SAUL LOEB

Politique

Donald Trump a pris sa décision. Les États-Unis ne participeront pas à l’Accord de Paris sur le climat, un accord ratifié voici un an sous la présidence de Barack Obama. 

Donald Trump devait annoncer officiellement sa décision à 21 heures. Avec quelques dizaines minutes de retard, après avoir énuméré ce qu’il avait déjà accompli depuis son investiture, le président américain a annoncé le retrait des États-Unis de l’Accord de Paris, insistant sur son coût important et ajoutant qu’il était prêt à négocier un nouvel accord sur le climat.

Une décision sans véritable surprise vu la promesse de Donald Trump pendant sa campagne électorale de défaire l’héritage d’Obama, au nom de la défense des emplois américains. Donald Trump avait également expliqué en 2012 que « le concept du réchauffement climatique a été créé par et pour les Chinois pour affaiblir la compétitivité de l’industrie américaine ».

« Les États-Unis vont se retirer de l’accord de Paris sur le climat » a déclaré le président américain, ajoutant qu’il ne « voulait rien qui puisse se mettre en travers » de son objectif de redresser l’économie américaine.

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Le premier ministre Charles Michel n’a pas tardé à réagir, dénonçant un « acte brutal » et demandant à l’Europe de s’unir « pour protéger notre économie et le futur de nos enfants« .

Le retrait des États-Unis pourrait en encourager d’autres

Cet accord issu de la COP21 vise à limiter la hausse de la température moyenne mondiale mais sans l’un des pays les plus pollueurs de la planète, il ne serait pas efficace. Toutefois, le retrait des États-Unis n’entraîne pas la dissolution de l’Accord de Paris pour toutes les parties, mais pourrait encourager d’autres défections.

Le succès de l’accord de Paris reposait notamment sur l’engagement commun de la Chine et des États-Unis autour d’un objectif : limiter le réchauffement climatique à 2 degrés, une limite considérée par ailleurs comme insuffisante par nombre d’ONG ou par les États insulaires les plus menacés par l’élévation du niveau des océans.

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