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Après l’Accord de Paris, les États-Unis menacent de quitter le Conseil des Droits de l’Homme

Nikki Haley n'a pas hésité à qualifier le Conseil d'"incroyablement corrompu" | © Belga

Politique

La scène internationale s’est à peine remise du départ précipité des États-Unis de l’Accord de Paris, que Washington assène une deuxième onde de choc. Selon Nikki Haley, ambassadrice US aux Nations-Unies, le pays est prêt à quitter le Conseil des Droits de l’Homme en raison de son traitement d’Israël. 

Si l’adage veut que « les amis de mes amis soient mes amis », il semblerait que l’Amérique de Donald Trump l’entende autrement, et fasse sien les ennemis de ses amis. Dernier organisme à en faire les frais : le Conseil des Droits de l’Homme des Nations-Unies, que Washington accuse d’avoir une position biaisée envers son allié de toujours, Israël.

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Décisions inacceptables

Ainsi que l’a annoncé Nikki Haley, ambassadrice américaine au sein des Nations-Unies, « les États-Unis sont en train d’analyser avec attention le Conseil des Droits de l’Homme, mais aussi notre rôle en son sein. Certains aspects doivent absolument changer ». Parmi les aspects qui lui posent problème, l’ambassadrice a souligné « avoir du mal à accepter que cinq résolutions aient été passées à l’encontre d’Israël, tandis qu’aucune n’a été prise contre le Venezuela, malgré les oppositions sanglantes au président du pays Nicolas Maduro ».

« Incroyablement corrompu »

Dans son discours de quatre minutes, en amont d’une réunion de trois semaines des membres du Conseil qui se tiendra à Genève, Nikki Haley a appelé à « prendre les résolutions les plus fortes possibles pour mettre fin aux violations des droits de l’homme en Syrie, en RDC, au Belarus et en Ukraine« . Avant de qualifier le Conseil « d’incroyablement corrompu », ajoutant qu’il est temps d' »arrêter de concentrer toutes les critiques injustement sur Israël ».

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Réformes nécessaires

En mars dernier, le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson avait déjà fait part d’une opinion similaire, déclarant que « bien que ce soit peut-être la seule organisation de ce genre consacrée aux droits de l’homme, le Conseil des Droits de l’Homme doit passer par des réformes considérables pour que nous puissions continuer à y participer ». Vers un retrait américain ? La réponse dans trois semaines, à l’issue du sommet de Genève.

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