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Divorce PS-cdH : Di Rupo dénonce « une trahison du cdH »

Pour Elio Di Rupo, le cdH a "pris peur". | © BELGA PHOTO ERIC LALMAND

Politique

Le PS a (enfin) réagi suite à l’annonce de Benoît Lutgen, président du cdH, de ne plus vouloir collaborer avec eux.

La réaction du PS était vivement attendue. Après les réactions contrastées du MR et de DéFi, c’est au tour du principal intéressé de s’exprimer. Dans un communiqué, Elio Di Rupo affirme « prendre acte de la trahison du cdH ». Il invite « tout un chacun à ne pas être dupe des justifications invoquées » par Benoît Lutgen.

Plus tôt ce lundi, le président des humanistes avait annoncé être « dégoûté » par les récents scandales au sein du PS (Publifin, Samusocial…) au point de ne plus vouloir gouverner avec les socialistes.

Mais le PS rappelle qu’il se positionne clairement en faveur du décumul. « Le cdH a manifestement pris peur ». « Plusieurs formations politiques ont été concernées par les affaires. Le PS a déjà pris des mesures nécessaires pour restaurer la confiance des citoyens envers les institutions démocratiques. Le travail se poursuit en interne et le PS espère qu’il sera rejoint par d’autres formations politiques ».

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Face aux difficultés, le cdH a manifestement choisi de déserter.

« Récemment, tant le gouvernement wallon que le gouvernement bruxellois, auxquels les socialistes participent, ont pris des mesures radicales pour moraliser la vie publique. De surcroît, les gouvernements régionaux sont engagés dans un travail de fond pour développer l’économie et améliorer la vie quotidienne des citoyens. La décision du cdH bloque toute avancée rapide en faveur des Wallons et des Bruxellois. C’est une attitude irresponsable ».

Le président des humanistes a lancé « un appel au MR, à Ecolo et à DéFi » pour mettre en place des nouvelles majorités sans le PS au sein des gouvernements wallon, bruxellois et de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Pour conclure son communiqué, Elio Di Rupo affirme que « pour sa part, le PS continue son travail pour améliorer le fonctionnement démocratique et répondre aux exigences des citoyens. Quelles que soient les circonstances, le PS, ses élus et ses militants se mobiliseront pour défendre les enjeux essentiels : le pouvoir d’achat, l’emploi, le logement, l’éducation… »

Face à cette réaction, le Centre de recherche et d’information socio-politiques (CRISP), au micro de La Première, met en garde sur la suite des événements. « On pourrait se retrouver dans une situation cocasse où le PS critique le cdH et le MR qui ne vont pas assez loin pour le décumul ».

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