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Budget Fédéral : Voici les nouvelles mesures phares pour les Belges

Parmi les mesures décidées : la réforme du marché du travail, la relance et les mesures pour lutter contre l'augmentation des prix de l'énergie... | © BELGA PHOTO LAURIE DIEFFEMBACQ

Politique

Il y a un accord sur le budget et les autres dossiers a annoncé Alexander De Croo le premier ministre ce mardi matin.


Le gouvernement fédéral est tombé d’accord mardi matin sur le budget 2022 et les dossiers qui y sont liés, dont la réforme du marché du travail, la relance et les mesures pour lutter contre l’augmentation des prix de l’énergie, a annoncé le cabinet du Premier ministre, Alexander De Croo. Une conférence de presse aura lieu à 11h00 au cabinet du Premier ministre en présence des vice-Premiers ministres. Parcourons les grand lignes !

Soutien aux ménages dans le contexte de l’augmentation des prix de l’énergie

La Vivaldi s’est mise d’accord sur un soutien aux ménages dans le contexte de l’augmentation des prix de l’énergie. Au 4e trimestre 2021, un chèque énergie de 80 euros sera déduit de la facture du million de ménages les plus précarisés. Le budget pour le chèque énergie est de 72 millions d’euros. Pour l’extension du tarif social, également décidée, un budget de 208 millions d’euros est alloué.

Abandon du certificat médical pour un jour d’absence : ok, sauf pour les PME

Les Petites et Moyennes Entreprises (PME) seront exemptées de la nouvelle mesure qui supprime l’exigence de présenter un certificat médical pour un jour d’absence et ce jusqu’à trois jours par an, a expliqué mardi la vice-Première ministre Groen, Petra De Sutter. L’UCM et l’Unizo avaient exprimé leurs craintes de voir se multiplier les absences « du lundi » lorsque cette mesure a été évoquée durant les négociations.

Minimum 5 jours de formation pour chaque travail par an

A moyen terme, chaque travailleur aura droit chaque année à 5 jours minimum consacrés à de nouveaux apprentissages. Aujourd’hui, la formation en entreprise est insuffisante. Et elle est surtout extrêmement mal répartie : par exemple, 65% des hautement diplômés avaient suivi une formation en 2016, contre 20 % chez les peu diplômés. Pire encore : un travailleur âgé entre 55 et 64 ans a aujourd’hui trois fois moins de chance d’être formé qu’un collègue âgé de 25 à 34 ans.

Lutte contre les secteurs en pénurie de main d’oeuvre

Un plan de lutte relatif aux métiers en pénurie comprenant 12 mesures a ainsi été élaboré. Il s’agit notamment de favoriser la mobilité des travailleurs entre les Régions, de combiner allocation de chômage et travail dans un métier en pénurie, d’assouplir le cadre pour l’e-commerce ou encore d’assouplir la semaine horaire de travail.

Les travailleurs au chômage pourront donc cumuler une partie de leur allocation avec leurs premiers salaires s’ils retrouvent un emploi dans un secteur en pénurie. En outre, une défiscalisation partielle d’une série de primes régionales à la formation aux métiers en pénurie est également prévue. Le droit à la formation pour les travailleurs deviendra en outre individuel, avec un quota de cinq jours minimum par an.

Favoriser le travail de nuit dans le secteur de l’e-commerce

Le gouvernement fédéral prendra des mesures pour faciliter le travail de nuit dans le commerce électronique. Il s’agira d’une part de réactiver une mesure prise par le gouvernement précédent qui permet d’introduire le travail de nuit dans une entreprise de ce secteur dès lors qu’un syndicat est d’accord. D’autre part, les travailleurs qui, de manière individuelle, souhaitent travailler de nuit pourront également le faire. La crise sanitaire a provoqué une hausse très nette du commerce en ligne. Or, selon le ministre, vu les conditions pratiquées aux Pays-Bas, sur 100 euros dépensés en Belgique, 80 atterrissent de l’autre côté de la frontière.

Investissements publics : une enveloppe de 14,5 milliards

« Le gouvernement fédéral s’est accordé sur une enveloppe de 1 milliard d’euros pour des investissements stratégiques supplémentaires », souligne le secrétaire d’Etat à la Relance Thomas Dermine. Ces moyens viennent s’ajouter aux 1,25 milliard d’euros de projets fédéraux inclus dans le Plan de relance européen (PRR) et aux 328 millions d’euros d’investissements complémentaires déjà dégagés en avril dernier.

En comptabilisant les nouveaux moyens débloqués, les investissements publics du fédéral devraient atteindre près de 14,5 milliards d’euros sur la période 2021-2024, soit près de 22% du montant total des investissements publics nécessaires pour satisfaire à un ratio de 3,5% du PIB.

Selon le ministre de la Mobilité Georges Gilkinet, un quart de ces investissements (250 millions) seront consacrés au rail.

Avec Belga.

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