Paris Match Belgique

Manuel Valls, député… SDF

L'ancien Premier ministre Manuel Valls élu mais seul | © PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP LE 23/05/2017

Politique

Chahuté lors de l’annonce de sa réélection, toujours membre du PS mais en marge depuis son ralliement à Emmanuel Macron lors de la présidentielle, la place de Manuel Valls au sein de l’hémicycle à l’Assemblée nationale française reste un mystère. Tout comme, finalement, sa place sur l’échiquier politique français : socialiste ou « macroniste » ?

Mais où donc Manuel Valls va-t-il siéger ? « Pas avec les non-inscrits« , confie-t-il. C’est la seule certitude. Car l’ex-Premier ministre n’a encore pris aucune décision sur son point de chute politique au sein de l’Hémicycle. Certes, dimanche soir, après une soirée agitée à l’hôtel de ville d’Evry, l’ancien chef de gouvernement a renoué avec le succès en assurant sa réélection dans l’Essonne. Même si son adversaire,  l’ « insoumise » Farida Amrani, a déposé un recours. Mais son avenir politique n’est pas clair pour autant. « J’ai conscience que certains préféreraient le voir silencieux, persifle Francis Chouat, le maire d’Evry. Mais Manuel Valls ne le sera pas« .

Á lire aussi > Législatives françaises : le Parti socialiste, K.O. debout, Le Pen, Valls, Mélenchon et Dupont-Aignan élus

Un retour de Manuel Valls au PS n’est pas exclu

Encore faut-il que le député de l’Essonne ait le temps de parole et les moyens de s’exprimer à l’Assemblée. Un retour au PS, dont il est toujours adhérent, n’est pas exclu. Surtout si le groupe socialiste, débarrassé du gros de ses frondeurs à l’issue des législatives, vote la confiance à Macron. Valls l’a dit : il veut « être utile » au président et votera donc la confiance au gouvernement d’Edouard Philippe le 4 juillet. Et tant pis si ses mots durs contre le parti d’Epinay ont marqué les esprits.

Á lire aussi > À la présidentielle française, Manuel Valls votera Emmanuel Macron

« Même les socialistes disent que le PS est mort« , relativise Chouat. La porte d’En marche ! peine à s’ouvrir. « S’il en fait la demande, nous en discuterons ensemble« . affirme Richard Ferrand, le futur patron du groupe. Le sort de Valls est une nouvelle fois entre les mains du chef de l’Etat. Pronostic d’un habitué des arcanes parlementaires : « Macron a tout intérêt à le garder dans le groupe, mais avec un statut d’apparenté ; une façon de l’humilier et de le garder sous contrôle…« 

CIM Internet