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Baromètre Ifop : Premier avertissement pour Macron et Philippe

Edouard Philippe et Emmanuel Macron voient tous deux leur cote d'approbation reculer.

Politique

Ce n’est pas la fin de l’état de grâce car il n’y a pas vraiment eu. Ni la fin de la bienveillance dont bénéficie à plein le nouveau pouvoir. Plutôt un premier avertissement pour le couple exécutif. Emmanuel Macron perd donc 6 points (60%) dans le baromètre Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud-Radio.

Si le chef de l’Etat reste largement majoritaire (38% des Français désapprouvent son action), il recule surtout à gauche : -18 points chez les sympathisants socialistes (66%); -17 auprès des électeurs de Jean-Luc Mélenchon (40%). Cela tient mieux à droite : +6 chez Les Républicains (69%); +8 au FN (33%) et son socle électoral chez En Marche! est intact (96% d’approbation).

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Deux raisons peuvent expliquer ce coup de mou. D’abord, l’ouverture à droite qui déplaît à la frange de son électorat plus sensible à la gauche et puis, le début de la négociation de la réforme du code du travail, qui inquiète. Cette réforme figure parmi les sujets les plus évoqués par les Français (48%).

Emmanuel Macron a, en revanche, gagné son pari de la présidentialité puisque 80% des Français sont satisfaits de la manière dont il défend les intérêts de la France à l’étranger. Un record.

Il marque le pas sur deux autres sujets : sa vision de l’avenir (-4) et, preuve que sa communication est peut-être trop verrouillée, sa capacité à être attentif aux préoccupations des Français (-5) est à la baisse aussi.

La France insoumise, première force d’opposition

Edouard Philippe recule aussi de deux points (61%) et totalise 36% d’opposants. Logiquement, le Premier ministre conserve de la bienveillance à droite (74% de satisfaction à LR) mais la défiance monte à gauche (-14 auprès de la France insoumise et -3 au PS). Dernier point : le parti de Jean-Luc Mélenchon se place, en début de quinquennat, comme la première force d’opposition (34%) juste devant Les Républicains (30%) qui remontent.

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Les résultats des élections législatives ont montré que la droite était parvenue à remobiliser (un peu) ses électeurs pour sauver les meubles et faire élire plus de 130 députés alors que les derniers sondages de la campagne promettaient une raclée.

 

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