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États-Unis : Un élu républicain sanctionné pour avoir imaginé le meurtre d’Alexandria Ocasio-Cortez

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"AOC". | © ANGELA WEISS / AFP.

Politique

Soutien de Trump, Paul Gosar a reçu la punition la plus sévère à laquelle les élus peuvent être soumis à la Chambre des représentants.

 

« Vous êtes censuré. » Par un vote illustrant la polarisation politique croissante aux États-Unis, les élus du Congrès ont infligé ce mercredi 17 novembre un blâme officiel à un élu républicain, Paul Gosar, après que ce proche de Donald Trump a publié une vidéo parodique le montrant en train de tuer l’élue démocrate Alexandria Ocasio-Cortez et attaquant le président Biden.

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La motion présentée à la Chambre des représentants a été adoptée, lors de cette procédure rare, par 223 voix contre 207. Les démocrates ont la majorité dans l’hémicycle et seuls deux élus républicains, déjà marginalisés par le bloc républicain, ont voté pour.

Proche des milieux nationalistes blancs

Le scandale concernant Paul Gosar, élu de l’Arizona, a éclaté après un tweet diffusant une vidéo d’animation de style japonais, où on le voit tuer la jeune élue de gauche et attaquer Joe Biden avec un sabre. Paul Gosar a retiré la vidéo, qui avait accumulé plusieurs millions de vues, mais n’a pas exprimé de remords en public, ni d’excuses envers ceux ciblés.

« Les représentations de violence peuvent inciter des violences réelles et mettre en danger la sûreté des élus, comme on l’a observé dans cette chambre le 6 janvier 2021 », a déclaré la présidente démocrate de la Chambre, Nancy Pelosi.

Le chef des républicains à la Chambre, Kevin McCarthy, a de son côté rétorqué que le vote à l’initiative des démocrates n’avait pas pour objectif de prévenir d’hypothétiques violences mais illustrait leur volonté de « contrôle », qu’il a assimilée à un abus de pouvoir. Proche de l’extrême droite, Paul Gosar n’est pas destitué de son siège mais devra quitter ses fonctions au sein des commissions parlementaires où il siège.

Cette procédure de blâme public nommée « censure » est la punition la plus sévère à laquelle les élus peuvent être soumis à la Chambre des représentants, et seulement une poignée de membres ont subi cette sanction au cours du siècle passé, le dernier exemple remontant à 11 ans.

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Soutien inconditionnel de Donald Trump, Paul Gosar se fait régulièrement l’écho des accusations sans fondement de fraude électorale lors de l’élection présidentielle de 2020 lancées par l’ancien président républicain. Il est également considéré comme proche des milieux nationalistes blancs et a fait l’éloge des émeutiers le 6 janvier.

Avec AFP

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