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Joëlle Milquet sous le coup d’une nouvelle enquête pour avoir traqué sa « taupe »

L'ex-ministre avait quitté son poste en avril 2016 après avoir été inculpée pour été inculpée pour "prise illégale d'intérêts". | © BELGA PHOTO THIERRY ROGE

Politique

L’ancienne ministre de l’éducation et de la culture a de nouveau affaire aux enquêteurs pour avoir présumément fouillé dans les e-mails de ses collaborateurs.

Des enquêteurs de la police judiciaire fédérale mènent depuis plusieurs mois une enquête, cherchant à déterminer si Joëlle Milquet (cdH) a demandé à ce qu’on fouille les mails de ses collaborateurs, à une époque où elle était ministre de l’Intérieur et de l’Égalité des chances, écrivent L’Echo et De Tijd jeudi. Ce que cherchent à vérifier les policiers, c’est si Joëlle Milquet a ordonné à l’informaticien de son cabinet d’aller fouiller dans les ordinateurs de certains de ses collaborateurs afin de voir qui pouvait être à l’origine de fuites vers la presse.

La période à laquelle s’intéressent les enquêteurs suit en effet la parution de l’article du Vif/L’Express « Les étranges collaborateurs de Joëlle Milquet », en février 2014. Cet article évoquait le recrutement de collaborateurs du cabinet, présumé dans un but de campagne personnelle. Dans cette affaire, Joëlle Milquet a été inculpée pour « prise illégale d’intérêts » en avril 2016. Elle a ensuite démissionné de son poste de ministre de l’Education, de l’Enfance et de la Culture en Fédération Wallonie-Bruxelles. Lors de l’instruction dans le cadre de cette inculpation, les policiers auraient découvert, sur des téléphones portables saisis, des échanges entre Joëlle Milquet, actuellement députée bruxelloise et conseillère communale de Bruxelles-Ville, et son informaticien, au sujet de la recherche de la « taupe ».

Avec Belga

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