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Autisme : l’engagement très attendu d’Emmanuel et Brigitte Macron

Emmanuel Macron a rencontré avec son épouse Brigitte un groupe de jeunes autistes pour leur faire visiter le palais du chef de l'État. | © AFP PHOTO / FRANCOIS GUILLOT

Politique

Brigitte et Emmanuel Macron ont rencontré un groupe de jeunes autistes pour leur faire visiter le palais de l’Elysée.

D’après un article PARIS MATCH FRANCE de La Rédaction

La concertation préalable à la mise en place du 4e plan autisme a été lancée jeudi à l’Elysée, avec comme objectif à fin 2017 de déterminer des mesures pour mieux diagnostiquer et prendre en charge les personnes atteintes de ce trouble neuro-développemental et accompagner les familles. Pendant six mois, entre juillet et décembre, des « réunions préparatoires » vont être organisées « dans toute la France », a-t-il été annoncé lors d’une conférence de lancement, en présence d’une cinquantaine de représentants d’associations ainsi que de membres de gouvernement.

Prendre la mesure de l’urgence

Cette concertation doit faire participer les familles, les collectivités territoriales. Elle doit aussi repérer les actions à mettre en place. Pour ce faire, cinq groupes de travail vont être constitués autour des thèmes de la scolarité et la formation professionnelle, l’insertion dans la société et le monde du travail, la recherche, les familles, et l’accompagnement au changement, a précisé l’Elysée.

L’autisme est une question majeure qu’il nous faut mieux comprendre, mieux diagnostiquer, mieux accompagner.

Le troisième plan autisme avait été doté de 205 millions d’euros pour la période 2013-2017. Dans un rapport d’évaluation de ce plan, l’inspection générale des Affaires sociales (Igas) et l’inspection générale de l’Education nationale (Igen) avaient relevé « des avancées » mais également des lacunes concernant la prise en charge des adultes atteints de ce trouble, et l’accompagnement des familles.

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« L’autisme est une question majeure qu’il nous faut mieux comprendre, mieux diagnostiquer, mieux accompagner », a déclaré en ouverture la secrétaire d’État en charge des Personnes handicapées, Sophie Cluzel. Devant l’impatience, voire le désespoir de familles, les associations demandent au gouvernement de « prendre la mesure de l’urgence » en matière de recherche, d’accompagnement vers l’emploi et la scolarité ou encore de création de places dans des structures spécialisées pour éviter des départs forcés en Belgique.

Un nouveau-né sur 100 serait concerné

« Il y a un trop grand retard dans le champ de l’accompagnement et de la prise en charge », a convenu la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn. Elle a défini comme « axes prioritaires » : le repérage le plus précoce possible, le renforcement de la qualité des interventions au sein des établissements et des hôpitaux de jour, et la formation des professionnels.

Avant un discours de clôture en fin de journée, le président Emmanuel Macron a rencontré avec son épouse Brigitte un groupe de jeunes autistes pour leur faire visiter le palais du chef de l’État. Quelque 650 000 enfants et adultes seraient atteints de troubles du spectre de l’autisme (TSA) en France, selon les associations. Un nouveau-né sur 100 serait concerné.

Emmanuel Macron fait la visite du Palais de l’Élysée à un groupe d’enfants autistes. © AFP PHOTO / POOL / Thibault Camus
Emmanuel Macron fait la visite du Palais de l’Élysée à un groupe d’enfants autistes. © AFP PHOTO / POOL / Thibault Camus
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