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Merkel, Poutine, Trump : Macron livre les dessous de leurs rencontres

Angela Merkel et Emmanuel Macron, le 13 juillet dernier. | © AFP PHOTO / Patrick KOVARIK

Politique

Le président français Emmanuel Macron a confié au Journal du Dimanche une partie des discours qu’il a tenus face à Donald Trump, Angela Merkel et Vladimir Poutine.

Depuis de son mandat, il l’estime, Emmanuel Macron a consacré « la moitié de [son] temps sur les sujets internationaux ». Ses rencontres avec Donald Trump, Angela Merkel et Vladimir Poutine ont été largement médiatisées, qu’elles aient eu lieu à Paris, Berlin ou Versailles. Et face aux trois dirigeants, le président français a tenu un discours dont il a confié quelques parties au Journal du Dimanche.

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Face au président américain, qu’il a rencontré pour la première fois au sommet de l’Otan en mai dernier, Emmanuel Macron a voulu « montrer que nos deux nations ont des liens humains et civilisationnels très forts », notamment en l’accueillant à l’hôtel des Invalides, le 13 juillet. Quant à leur dîner à quatre, au deuxième étage de la Tour Eiffel : « L’un des objectifs de cette visite [était de] donner aux Américains et au reste des États-Unis une image plus forte de la France et de Paris. C’était important du fait de la baisse d’attractivité touristique l’an dernier causée par les attentats. C’est pour cela que j’avais choisi la Tour Eiffel, pour donner un visage ouvert et attractif de Paris, de notre pays et de son économie ».

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Avec Merkel, « un dialogue extrêmement direct, franc, amical et permanent »

Avec la chancelière allemande Angela Merkel, reçue par Emmanuel Macron jeudi matin avant l’arrivée de Donald Trump, il a « un dialogue extrêmement direct, franc, amical et permanent », a-t-il assuré au JDD. « Nous avons rétabli une méthode qui existait du temps de François Mitterrand et Helmut Kohl, a-t-il ajouté. Arrêter des positions communes en amont des Conseils européens. On y gagne du temps et de la force ».

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Quant à sa relation avec le président russe Vladimir Poutine, le président français dit l’avoir clairement établie dès leur premier entretien téléphonique : « L’ingérence russe dans la campagne française a été le sujet quasi exclusif. Je lui ai dit quels étaient les éléments factuels en ma possession sur le piratage informatique et le comportement de certains médias ». Une référence, entre autres, à Russia Today et Sputnik, deux médias pro-Kremlin dont il a interdit l’accès de ses meetings durant la campagne.

Il les avait déjà évoqués lors de leur rencontre à Versailles, fin mai : « Quand des organes de presse répandent des contre-vérités infamantes, ce ne sont plus des journalistes, ce sont des organes d’influence. Russia Today et Sputnik ont été des organes d’influence durant cette campagne qui ont à plusieurs reprises produit des contre-vérités sur ma personne et ma campagne et donc j’ai considéré qu’ils n’avaient pas leur place je vous le confirme à mon quartier général. […] Il était grave que des organes de presse étrangers, sous quelque influence que ce soit, je ne le sais, aient interféré en répandant des contre-vérités graves dans le cadre d’une campagne démocratique. (…) Russia Today et Sputnik se sont comportés comme des organes d’influence, de propagande et de propagande mensongère, ni plus ni moins ».

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