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Mélenchon revient sur ses tweets de soutien à Quatennens : «Je pèse mes mots tout le temps»

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Jean-Luc Mélenchon et Adrien Quatennens ici en février 2020 à Matignon. | © Xose Bouzas / Hans Lucas via AFP

Politique

Après ses tweets controversés du week-end, Jean-Luc Mélenchon l’assure : il pèse ses mots « tout le temps ».

D’après un article Paris Match France de La Rédaction

« Je pèse mes mots tout le temps », a affirmé jeudi Le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon sur ses tweets controversés dimanche soutenant à Adrien Quatennens qui venait d’avouer des violences conjugales, selon une très courte vidéo diffusée par l’émission Quotidien. « Est-ce que vous regrettez les tweets que vous avez publiés? », interroge le journaliste, devant l’Assemblée nationale, tandis que le responsable politique passe devant lui pour se rendre aux journées parlementaires de son parti.

M. Mélenchon rit puis fait brusquement demi-tour: « Monsieur, je pèse mes mots tout le temps, c’est vous qui regrettez ce que vous êtes en train de me dire », dit-il en tapotant la joue du journaliste, qui opère un mouvement de recul.

Les deux tweets ont crispé, même en interne

Dimanche, alors que la figure montante de LFI, Adrien Quatennens, venait de publier une lettre dans laquelle il reconnaissait notamment avoir donné une gifle à sa femme, Jean-Luc Mélenchon a d’abord dénoncé dans un tweet « la malveillance policière, le voyeurisme médiatique, les réseaux sociaux ». Il a salué en revanche la « dignité » et le « courage » de Adrien Quatennens, lui redisant sa « confiance » et son « affection ».

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Quelques heures plus tard, l’ancien candidat à la présidentielle a essayé de corriger le tir: « Une gifle est inacceptable dans tous les cas. Adrien l’assume. C’est bien ». Mais ces deux tweets ont laissé une trace amère, même en interne.

« Ce ne sont pas mes mots », ont dit notamment Clémentine Autain et Manon Aubry, tandis que la députée Pascale Martin a estimé dans un communiqué qu’une telle réaction de M. Mélenchon pouvait « avoir des conséquences graves » en décourageant les femmes de signaler des faits de violences. La Première ministre Élisabeth Borne avait évoqué mardi un tweet « évidemment extrêmement choquant », reprochant au leader Insoumis de « banaliser les violences intra-familiales ».

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