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Ce que la fuite Wikileaks révèle d’Emmanuel Macron

Les courriels avaient été diffusés à la veille de l'élection | © Belga / AFP PHOTO / Anne-Christine POUJOULAT

Politique

Wikileaks a annoncé lundi avoir publié 71.000 courriels de messageries électroniques piratés juste avant le second tour de la présidentielle de responsables du parti d’Emmanuel Macron, la République en marche, qui « va en informer la justice« .

Dans un communiqué, Wikileaks affirme avoir pu confirmer l’authenticité seulement de 21.000 courriels (surnommés « MacronLeaks »), mais estime que « la majorité écrasante du reste des emails est authentique« .

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Opération de piratage en mai dernier

Les courriels, qui avaient été diffusés sur internet juste avant le second tour de l’élection présidentielle, étaient jusqu’à présent difficilement lisibles. Le site a ajouté un moteur de recherche pour les rendre plus facilement accessibles. Dans un communiqué, la République en marche souligne que, « d’après nos premières investigations, ces documents seraient les mêmes que ceux issus de l’opération de piratage organisée le 5 mai ».

Relevés bancaires

Parmi les mails piratés, on retrouverait notamment une vingtaine de courriels entre l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron et le maire de Besançon, Jean-Louis Fousseret. Des mails contenant des informations sensibles, telles que les relevés bancaires de l’élu, qui révèleraient qu’il aurait avancé personnellement des factures de déplacement d’Emmanuel Macron.

Appel à la vigilance

« Sous couvert de nouveauté, Wikileaks ne fait que reprendre à son compte l’opération de déstabilisation organisée au mois de mai », déplore le parti du Président de la République. La République en marche (REM) appelle « à la vigilance sur la nature de ces publications. L’opération de piratage s’était traduite par la diffusion de nombreux faux s’ajoutant aux documents authentiques relevant du fonctionnement interne du mouvement ».

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Plainte en cours

Le parti d’Emmanuel Macron va « informer le procureur de la République de cette nouvelle publication dans le cadre de la plainte déjà déposée et en cours d’examen pour accès frauduleux, extraction frauduleuse de données, atteinte au secret des correspondances et usurpation d’identité ».

Prudence

Lors de la diffusion des Macronleaks en mai dernier, à la veille de l’élection, la Commission nationale de contrôle de la campagne présidentielle avait demandé « aux organes de presse, et notamment à leurs sites internet, de ne pas rendre compte du contenu de ces données, en rappelant que la diffusion de fausses informations est susceptible de tomber sous le coup de la loi ».

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