Avec la Corée du Nord, « parler n’est pas une solution » selon Donald Trump

Avec la Corée du Nord, « parler n’est pas une solution » selon Donald Trump

Donald Trump monte d'un ton. | © AFP PHOTO / NICHOLAS KAMM

Politique

Les relations entre les États-Unis et la Corée du Nord ne semblent pas s’apaiser après un nouveau tweet agressif de Donald Trump, alors que l’adversaire semble désormais à deux doigts de maitriser la technologie qui lui permettra d’atteindre le continent américain.

Au milieu de deux messages d’auto-promotion et de soutien aux victimes du dévastateur ouragan Harvey, le président des États-Unis s’est fendu d’un drôle de tweet dont lui seul à le secret. Et ce tweet ne peut que raviver les inquiétudes autour de la relation dangereuse qu’entretiennent désormais Pyongyang et Washington.

« Les États-Unis ont parlé à la Corée du Nord, et lui ont payé son argent extorqué, durant 25 ans. Parler n’est pas la solution ! », a affirmé sur la plateforme Twitter Donald Trump. Si le message reste – volontairement – dans le flou, sa menace sous-jacente et son contexte sont évidents : entre les deux pays, la guerre semble – presque – déclarée.

La réaction du président Trump intervient plus de 24 heures après qu’un nouveau tir de missile test ait traversé le nord de l’archipel japonais, s’écrasant à 2 700 kilomètres des côtes nord-coréennes. La menace se fait ainsi de plus en plus précise pour le Japon qui, jusqu’ici, a soutenu loyalement le chef américain.

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©AFP PHOTO / JUNG Yeon-Je – À la gare de Seoul, les télévisions montrentn le tir nord-coréen le 29 août 2017.

Un missile nord-coréen peut-il atteindre les États-Unis ?

Si les services secrets pensaient qu’il faudrait encore quatre ans pour qu’un missile de Pyongyang puisse atteindre les États-Unis, rapporte Le Monde, les experts ont désormais revu leurs certitudes à la baisse à un an. C’est que les recherches ballistiques de la Corée du Nord durent depuis les années 90, où le pays a commencé à nourrir son ambition de posséder des missiles intercontinentaux.

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En 2016 cependant, le dictateur Kim Jong-un aurait mis la main sur la technologie de moteurs soviétiques capables d’envoyer des satellites dans l’espace, « ou une tête nucléaire miniaturisée jusqu’aux États-Unis », assure le journal français. D’obus d’une portée de 3 000 kilomètres, l’armée coréenne est ainsi passée à des missiles capables de couvrir 10 000 kilomètres, en à peine plus de 30 ans de recherches.

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