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Mais qu’ont bien pu brûler les diplomates russes à San Francisco ?

Le consulat de Russie à San Francisco. | © BELGA/AFP

Politique

Alors que les États-Unis ont ordonné la fermeture du consulat de San Francisco et annoncé une perquisition, le personnel diplomatique a brûlé des objets non identifiés.

 

Un feu de cheminée en pleine canicule, voilà qui peut paraître incongru. C’est bien ce qui a attiré l’attention, vendredi à San Francisco, lorsqu’une colonne de fumée noire s’est élevée du consulat russe de la ville californienne. Les pompiers sont intervenus à la suite d’appels alarmés -ou intrigués- et leurs porte-paroles ont indiqué sur Twitter qu’il ne s’agissait pas d’un incendie : « (le consulat) russe a eu une alerte, pas un incendie, tout va bien et nous quittons les lieux ».

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Confirmant le vieil adage « pas de fumée sans feu » une porte-parole des pompiers Mindy Talamadge a dit à l’AFP que les employés et diplomates russes du consulat « doivent être en train » de brûler des éléments dans la cheminée. Les pompiers qui sont intervenus « ont confirmé qu’il y avait de la fumée sortant de la cheminée mais il n’y a pas de danger structurel » sur le bâtiment, a-t-elle ajouté sans être en mesure de dire si les pompiers sont entrés dans le bâtiment.

Les spéculations et railleries allaient bon train sur Twitter sur ce qui était en train d’être consumé, durant une vague de chaleur, au sein du consulat à la veille de sa fermeture ordonnée par le gouvernement américain et d’une perquisition annoncée par les autorités américaines. « Ils avaient tant à brûler qu’ils ont déclenché leurs alarmes incendies avec la fumée », raillait une internaute. « C’est plus facile de brûler que de déchiqueter » les papiers compromettants, ajoutait un autre. « Ils doivent brûler toutes les lettres d’amour de Trump à Vladimir » Poutine, le président russe, poursuivait @LSurteesTdot.

Les États-Unis ont ordonné jeudi à la Russie de fermer avant samedi son consulat à San Francisco et ses missions commerciales à Washington et New York, par « réciprocité » à la réduction imposée par Moscou du nombre d’employés et de diplomates de la représentation diplomatique américaine en Russie. Moscou a aussitôt fustigé une « escalade » des tensions « initiée » par Washington et accusé les États-Unis de menacer la sécurité de ses ressortissants et d’ignorer l’immunité diplomatique. « Les services spéciaux américains ont l’intention de mener le 2 septembre une perquisition dans le consulat de San Francisco, y compris les appartements des employés qui vivent dans le bâtiment et bénéficient d’une immunité », a déclaré dans un communiqué la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova.

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Samedi, la polémique a continué. La Russie a convoqué le numéro 2 de l’ambassade américaine à Moscou pour protester contre une autre perquisition annoncée, cette fois dans sa mission commerciale à Washington. « Nous avons convoqué le conseiller-ambassadeur de l’ambassade américaine à Moscou, Anthony Godfrey. Il lui a été remis une lettre de protestation en lien avec la volonté des autorités américaines de mener des perquisitions à la mission commerciale russe à Washington », a indiqué le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.

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