Paris Match Belgique

Pour Marine Le Pen, Florian Philippot est « déjà du passé »

Le torchon a brûlé entre Marine Le Pen et Florian Philippot | © Belga / Stephane Lemouton

Politique

Marine Le Pen a affirmé samedi matin à Toulouse que le départ du Front national jeudi de son ex-bras droit Florian Philippot était « déjà du passé » et que cela ne « l’inquiète pas« .

« Je regrette sa décision, je pense qu’il va perdre son énergie, mais le FN s’en remettra (…), je crois, c’est déjà du passé » a affirmé la présidente du Front national lors d’une conférence de presse dans le cadre de la « tournée de refondation » de son parti. « Ca ne m’inquiète pas, c’est presque déjà fini. Un événement politique qui disparaît en 24 heures, c’est un non-événement politique » a asséné Mme Le Pen. « Personne n’est irremplaçable. Peut-être même de cet événement que personne n’a voulu au sein du FN (…) va sortir un bien, l’émergence de nouveaux cadres » a-t-elle espéré.

Des départs « dérisoires »

« Le nombre de conseillers régionaux partis est dérisoire, on est sur deux secrétaires départementaux (…) et quelques assistants parlementaires » a relativisé la députée du Pas-de-Calais. Alors que certains l’incitent depuis des mois à droitiser la ligne du Front national, Mme Le Pen a répondu : « Je sais pas s’il y a une aile gauche, une aile droite, il y a une ligne, celle que je porte en vertu d’un processus démocratique, qui m’a vu élire à la tête du FN deux fois« , en 2011 et 2014, et cette ligne « est unique« .

Lire aussi > En France, le #CouscousGate est difficile à avaler pour le FN

Le Pen n’exclut pas une alliance

« Peut-être que certains l’avaient oublié, peut-être que le départ de Florian Philippot va permettre que certains s’en souviennent« , a-t-elle mis en garde, appelant une nouvelle fois à « d’autres candidats » le 11 mars lors du congrès FN à Lille contre elle s’ils souhaitent « représenter d’autres lignes« . Alors que M. Philippot a justifié son départ par une « régression terrible » qu’opérerait le FN dans son « débat de refondation« , Marine Le Pen a assuré que « la dédiabolisation, on peut m’accorder que j’en ai été la première instigatrice« . Et d’ajouter que

Ceux qui voudraient faire croire que le départ de Florian Philippot ferait disparaître ces éléments consubstantiels à mon parcours et à ma construction politique commettraient une erreur d’analyse.

Marine Le Pen n’a pas exclu une alliance avec l’association « Les Patriotes » de Florian Philippot, envisageant comme avec Nicolas Dupont-Aignan une « discussion, un travail en commun et peut-être même un jour une plateforme électorale en fonction des élections« .

CIM Internet