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Donald Trump privé du nouveau Twitter

"Donner 280 caractères à Trump pour s'amuser revient pratiquement à demander un incident international". | © AFP PHOTO / MANDEL NGAN

Politique

L’homme qui tweete plus vite que son ombre ne fera pas partie des utilisateurs habilités à tester l’allongement des tweets à 280 caractères, la nouveauté du réseau social.

Donald Trump va peut-être s’en plaindre dans un tweet assassin. Le réseau social ne l’a pas compté dans le groupe test très select qui pourra utiliser sa nouveauté. L’un des cofondateurs de Twitter, Biz Stone, l’a précisé après que l’annonce mardi du doublement possible de la longueur des tweets a déclenché une avalanche de réactions d’utilisateurs, rapporte l’AFP. La durée de ce test n’a pas été précisée.

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Le cofondateur répondait ainsi à un utilisateur qui avait commenté l’annonce avec ironie : « Merci @biz and @jack (Dorsey, patron et cofondateur de Twitter) de donner à Donald Trump deux fois plus de place plutôt que de régler le bazar qu’il a déjà créé avec 140 caractères ».

L’indication de Stone s’est certainement noyée dans la vague de tweets, puisque Mauricio Mota est loin d’être le seul à avoir fait le rapprochement inquiétant avec Donald Trump.

« Donner 280 caractères à Trump pour s’amuser revient pratiquement à demander un incident international ».

« Avec 280 caractères, maintenant Trump peut démarrer une guerre nucléaire et une guerre avec la NFL (ligue professionnelle de football américain) dans un seul tweet. Quelle époque nous vivons ». Depuis le week-end dernier, le président est en conflit contre la NFL et les joueurs qui mettent genou à terre pendant l’hymne américain, un moyen pour eux de dénoncer les violences policières contre les Noirs aux États-Unis. Le président américain y voit pour sa part un « manque de respect » envers le drapeau.

Tourner sept fois son doigt sur son clavier avant de taper

C’est bien connu, Twitter est un véritable outil de communication présidentielle pour Donald Trump : pour faire des annonces politiques importantes mais aussi pour publier des commentaires spontanés, et parfois incendiaires, sur différents sujets. Ses tweets sur la Corée du Nord et son leader Kim Jung-Un, le « Rocket Man » qui « ne sera plus là pour bien longtemps » selon le président, créent la polémique. Pour certains, ce message violait les règles d’utilisation de Twitter, qui interdit les menaces de violence.

Twitter a promis dans la foulée de revoir ses règles d’utilisation, tout en relevant que « la valeur informative » et l’intérêt public doivent être pris en compte lorsqu’on réfléchit à l’opportunité de supprimer un tweet, rapporte l’AFP.

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