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Cote de popularité : Macron recule encore, ses ministres décollent

Emmanuel Macron, le 9 octobre. | © AFP PHOTO / LUDOVIC MARIN

Politique

La cote de popularité d’Emmanuel Macron recule encore (-3) mais celles de Gérald Darmanin, Gérard Collomb, Laura Flessel et Christophe Castaner grimpent dans le palmarès du baromètre Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud-Radio.

Les ministres d’Emmanuel Macron sortent de l’ombre. Quatre mois après la formation du gouvernement, ils décollent enfin ! C’est le premier enseignement du baromètre Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud Radio. Onze des douze membres du gouvernement testés par l’institut voient leur cote de popularité progresser. À l’exception de Nicolas Hulot (-1 point mais toujours en tête), tous, de Laura Flessel (+6) à Jean-Yves Le Drian (+2) en passant par Bruno Le Maire (+3), Gérard Collomb (+6) et Christophe Castaner (+4), progressent nettement. Bénéficiant de sa notoriété d’ancienne championne olympique, la ministre des Sports grimpe à la quatrième place. Valeur sûre du gouvernement, le vétéran Jean-Yves Le Drian monte à la septième. Très visible depuis la rentrée avec son projet de loi de lutte contre le terrorisme, le ministre de l’Intérieur entre quant à lui dans le top 20 avec 40% de bonnes opinions.

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Mention particulière pour Gérald Darmanin : le jeune ministre de l’Action publique gagne 9 points et grâce à une notoriété est forte hausse. Bête noire de la droite, l’ex-sarkozyste s’affirme comme un des futurs piliers de l’équipe gouvernementale. Mais la surprise vient des personnalités moins connues de ce gouvernement. Souvent décrits comme des experts inconnus des des Français, les ministres de la société civile voient leur notoriété progresser significativement : Jean-Michel Blanquer à l’Education (+5) et Muriel Pénicaud au Travail (+5). Autre progression dans le camp Macron : Richard Ferrand, le patron des députés LREM, gagne 3 points. Le président de l’Assemblée nationale, l’ex-écologiste François de Rugy, fait un bond de 6 points. Et le plus Macron-compatible des Républicains, le député « constructif » Thierry Solère, engrange 4 points. Des progressions significatives qu’il convient de relativiser, parce qu’elles résultent d’une notoriété plus forte mais aussi parce que ces personnalités ne dépassent pas les 30% de bonnes opinions.

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macron philippe collomb
Edouard Philippe, Emmanuel Macron et Gérard Collomb à l’hôtel de Beauvau, le 6 septembre. © FRANCOIS GUILLOT / AFP

L’exécutif tient le choc

S’il baisse de 3 points, le chef de l’Etat se maintient à 50%. Emmanuel Macron ne semble donc pas vraiment sanctionné par les Français après sa petite phrase sur le «bordel», prononcée lors d’un déplacement en Corrèze en marge d’une manifestation des ouvriers de GM&S. Il recule toutefois à gauche (-5). En deux mois, il a chuté de 15 points auprès des électeurs socialistes. Mais il compense avec le soutien de 56% des sympathisants de droite (+2). Cinq mois après son élection, Emmanuel Macron peut toujours s’appuyer sur son noyau dur : 93% des électeurs d’En Marche! mais aussi sur 70% des supporters de François Fillon et 51% de ceux de Nicolas Dupont-Aignan. Moins visible que le président, le Premier ministre gagne deux points (53%) grâce au soutien des trois quarts des sympathisants LR (+6). Après avoir passé les ordonnances de la loi Travail, l’exécutif semble tenir le choc. Ni la grogne des routiers, ni celle des fonctionnaires ne semblent entamer la relative bienveillance de l’opinion.

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Rentrée compliquée pour Les Républicains

Mauvais mois pour les leaders de la droite républicaine. Tous ou presque sont en baisse. Après une forte hausse en septembre, Valérie Pécresse recule de 8 points. Le favori du congrès des Républicains, Laurent Wauquiez, chute de 6 points et séduit moins d’électeurs LR (71%) qu’Edouard Philippe! Les «retraités» Alain Juppé (-4) et Nicolas Sarkozy (-1) font grise mine aussi. Seuls Xavier Bertrand (+3) et le président du Sénat Gérard Larcher (+4) sauvent les meubles de la droite. Le premier s’est retiré sur son Aventin des Hauts-de-France et attend la chute des ses amis pour éventuellement rafler la mise en 2022. Le second bénéficie de la victoire aux élections sénatoriales qu’il doit d’abord à son savoir-faire.

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