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Kellyanne Conway, la conseillère de Trump, en 8 tweets

La dernière sortie fracassante de Kellyanne Conway concerne la marque de vêtements d'Ivanka Trump | © AFP PHOTO / Brendan Smialowski

Politique

Après un nouveau faux pas de la porte-parole officieuse de Donald Trump, Paris Match s’offre une plongée dans les tréfonds du compte Twitter de Kellyanne Conway, qui recèle bien des trésors.

 

« Derrière chaque grand homme se cache une femme », parait-il. Quoi qu’il en soit, derrière Donald Trump, il y a Kellyanne Conway, sa conseillère. Pas dans son ombre, nuance. Celle qui a été la CEO d’une entreprise de sondages est l’un des visages les plus scrutés par les caméras depuis le sacre de Trump. Débauchée par le président après qu’elle ait soutenu la candidature du conservateur Ted Cruz – elle n’avait alors pas manqué de critiquer son futur patron-, Conway devait l’aider à obtenir le vote des Américaines.

Mais depuis la victoire du républicain et son arrivée à la Maison blanche, sa conseillère s’est rendue responsable de quelques boulettes médiatiques : ses « faits alternatifs », le prétendu « massacre de Bowling Green » et tout récemment, pour avoir soutenu publiquement la marque d’Ivanka Trump, violant ainsi les règles d’éthique liées à sa position. Là où elle ne surpasse pas encore son « boss », c’est dans la verve en majuscule sur Twitter – ce qui n’empêche pas Kellyanne Conway d’avoir déjà fait quelques belles sorties sur la plateforme gazouillante.

©Drew Angerer/Getty Images/AFP

Félicitations sélectives

Comme Donald Trump, Kellyanne ne manque pas de tacler régulièrement les médias américains qui s’opposent à la politique de son président. En revanche, les journalistes de la Fox sont régulièrement félicités d’un petit retweet ou comme ici, d’un franc « Congratulations ».

Travailleuse

Alors qu’un sondage affirme qu’un tiers des Américains seraient moins productifs au travail depuis les élections, Conway assure qu’à la Maison blanche, on est à 100 %. Ceci n’empêche que pour quelqu’un censé contrôler vigoureusement la communication du président, l’ex-directrice de campagne fait des choix de partages étonnants.

Piquante

Lorsqu’elle s’emporte sur un tweet publié en son nom par un faux compte, la conseillère ne fait pas les choses à moitié et peut être cassante : « Tous ces génies floués par un faux compte ! Et je ne parle pas comme ça. Prenez l’air frais, les gens (et un ami/un hobby) ».

Ironique ?

Alors qu’elle venait d’admettre une erreur autour de l’affaire de Bowling Green, Kellyanne a reporté avoir été contactée par le rédacteur en chef d’un « site libéral important » sur le point de publier un article lié à un autre faux tweet. Contrairement aux critiques qui l’accablent, elle ne mentionnera pas le journal en question ni ne fera de chasse aux sorcières – elle publiera néanmoins deux tweets à son sujet.

Féministe à mi-temps

« Femmes travailleuses : battez-vous pour ce que vous avez gagné, au propre comme au figuré. Trouvez un boss comme Donald Trump qui promeut et valorise les femmes », avait-elle lancé sur Twitter le 1er février. Si le tweet en a fait ricaner quelques-uns, celui publié une semaine plus tôt avait dû faire grimacer encore davantage. Dans ce dernier, elle désaprouvait une militante féministe déguisée en vulve.

#prolife

C’était le combat qui l’avait opposée au candidat Trump d’alors, qu’elle ne trouvait pas assez radical : la lutte contre l’avortement. Celle qui s’affiche ouvertement « prolife » a désormais trouvé un compagnon d’armes en Mike Pence, le Vice-président.

Selfies et flashs (de police)

« Ce moment où je dois foncer sur l’autoroute parce que je prenais des selfies avec les femmes des hommes du Congrès dans les toilettes pour dames. Je vous aime les filles ! » Girly à souhait, mais pas forcément prudent.

Diet coke is not a crime

Kellyanne Conway est manifestement plutôt portée sur le Coca Light. En janvier, alors qu’elle connaissait déjà son rôle public dans la future administration Trump et à quelques jours de l’investiture du président, la conseillère s’est réjouie que « le Coca Light ne tue pas ». À moins que ce ne soit une réaction ironique à la position du géant des sodas par rapport à Donald Trump.

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