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Donald Trump réclame la condamnation à mort du terroriste de l’attentat de New York

Donald Trump à la Maison-Blanche, mercredi 1er novembre 2017. | © AFP PHOTO / NICHOLAS KAMM

Politique

Le président des États-Unis a demandé dans un tweet que l’auteur de l’attentat de New York, qui a fait huit morts et 12 blessés, soit condamné à mort.

Depuis l’attentat commis à New York mardi, Donald Trump a multiplié les tweets tonitruants. Cette attaque, commise par Sayfullo Saipov, un Ouzbek de 29 ans arrivé aux États-Unis en 2010, a fait huit morts et 12 blessés. Le président des États-Unis a réagi en attaquant le « politiquement correct » et en dénonçant le système de loterie permettant d’attribuer certaines cartes vertes, les permis de séjour accordés aux étrangers qui souhaitent résider aux États-Unis. Il a spécifiquement attaqué le démocrate Chuck Schumer, accusé d’« importer les problèmes de l’Europe ». « Nous ferons cesser cette folie », a tweeté Donald Trump mercredi matin.

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Lors d’une réunion du gouvernement à la Maison-Blanche, Donald Trump a évoqué la possibilité d’« envoyer à Guantanamo » le terroriste. Entouré de ses ministres, le président a dénigré le système judiciaire américain. « Il nous faut une justice rapide et forte, bien plus rapide et forte que ce que nous avons maintenant. Parce que ce que nous avons aujourd’hui, c’est une blague, c’est la risée », a-t-il déclaré.

Le président réclame la peine de mort en majuscules

Plus tard, dans la soirée, Donald Trump a ajouté un nouveau coup de gueule. « Le terroriste de New York était heureux quand il a demandé d’accrocher un drapeau de l’État islamique dans sa chambre d’hôpital. Il a tué huit personnes, grièvement blessé 12. IL DEVRAIT ÊTRE CONDAMNÉ À MORT! », a-t-il écrit.

L’affirmation selon laquelle l’auteur de l’attentat a réclamé un drapeau de l’État islamique est tirée de la plainte criminelle diffusée mercredi 1er novembre, dans laquelle les enquêteurs indiquent que Sayfullo Saipov a réclamé effectivement qu’un drapeau de Daech soit accroché dans sa chambre et qu’il a affirmé être satisfait de son acte.

Le New York Times souligne que les présidents s’abstiennent d’ordinaire de s’inviter dans les affaires criminelles afin de ne pas fournir d’arguments aux avocats de la défense, qui pourraient utiliser les pressions présidentielles pour affirmer que leur client ne peut bénéficier d’un procès équitable. Un argument qui semble échapper au président Trump, qui avait déjà par le passé attaqué le système judiciaire et des juges.

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