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Geert Wilders porte plainte contre le Premier ministre des Pays-Bas, qu’il juge trop en faveur des étrangers

Geert Wilders le 3 novembre 2017. | © BELGA PHOTO LAURIE DIEFFEMBACQ

Politique

Le député d’extrême droite Geert Wilders a déposé une plainte contre le Premier ministre hollandais Mark Rutte, qu’il estime « discriminatoire envers les Néerlandais ».

Le député néerlandais d’extrême droite Geert Wilders a porté plainte jeudi dans un commissariat de La Haye contre le Premier ministre des Pays-Bas, Mark Rutte, qu’il accuse de mener une politique discriminatoire envers les Néerlandais en faveur des étrangers. « Nous sommes traités comme des citoyens de seconde classe dans notre propre pays. C’est pourquoi je porte plainte contre Mark Rutte », avait annoncé Geert Wilders sur un site Internet spécialement dédié à cette action. « Cela suffit. S’il y a quelqu’un qui est injustement traité aux Pays-Bas, c’est bien le Néerlandais lui-même », a-t-il ajouté.

« Les Néerlandais vont devoir payer la moitié de la TVA en plus sur leurs courses alors que les investisseurs étrangers paieront 0% d’impôts sur les dividendes », a dénoncé sur Twitter le député du PVV, sorti deuxième des dernières élections, s’insurgeant également de la « gratuité des soins médicaux pour les demandeurs d’asile ».

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La plupart des experts juridiques interrogés par les médias néerlandais ont toutefois affirmé que la plainte de Geert Wilders avait très peu de chance d’aboutir, avançant l’immunité de Mark Rutte lorsqu’il agit dans sa fonction de Premier ministre.

©EPA/Robin Utrecht / ANP Pool

Wilders accusé d’incitation à la haine raciale

Le député anti-islam de 54 ans doit lui-même comparaître à nouveau devant la justice lors de son procès en appel pour discrimination en mai 2018, dans lequel il est poursuivi pour des propos tenus lors d’une soirée après des élections municipales en mars 2014 à La Haye. Il avait demandé à ses militants s’ils voulaient « plus ou moins de Marocains dans (leur) ville et aux Pays-Bas ». Face à une foule scandant « Moins ! Moins ! Moins ! », il avait répondu dans un sourire : « Nous allons nous en charger », s’attirant les foudres de ceux qui l’accusent d’incitation à la haine raciale.

Le président des États-Unis Donald Trump a retweeté mercredi des vidéos hostiles aux musulmans propagées par l’extrême droite britannique. Une de ces vidéos était intitulée : « Un migrant musulman tabasse un Néerlandais en béquilles ! »

L’ambassade des Pays-Bas aux États-Unis a répondu à Donald Trump, également sur Twitter : « Les faits doivent compter. L’auteur des violences dans cette vidéo est né et a grandi aux Pays-Bas ».

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