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Au Yémen, l’ancien président assassiné par les rebelles après une alliance avec l’Arabie Saoudite

Abdallah Saleh, d'icône populaire à "martyr". | © Belga / AFP PHOTO / RABIH MOGHRABI

Politique

 L’ancien président du Yémen Ali Abdallah Saleh a été tué par des rebelles Houthis, a confirmé lundi à l’AFP Faïka al-Sayyed, une dirigeante de son parti, le Congrès populaire général (CPG).

« Il est tombé en martyr en défendant la République », a déclaré cette membre d’une instance du parti, le Comité Général, attribuant son meurtre aux Houthis. Une vidéo remise à un journaliste de l’AFP par les rebelles houthistes montre un cadavre, semblant être celui de l’ancien président Saleh.

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La télévision des houthistes, Al-Massirah, a annoncé dans un communiqué que « Le ministère de l’intérieur annonce la fin de la milice de la trahison, et la mort de son chef, et d’un certain nombre de ses éléments criminels ». Des morts dont le chef des houthistes, Abdelmalek Al-Houthi, s’est félicité, parlant d’un « échec du complot ». Le complot en question était une main ouverte d’Ali Abdallah Saleh envers Ryiad, l’ancien président s’étant dit prêt à « tourner la page ». Un revirement inacceptable pour les rebelles qui s’étaient alliés avec lui en 2015 dans l’objectif de faire face à la coalition menée par l’Arabie saoudite dans le but de rétablir au pouvoir le président Abd-Rabbou Mansour Hadi.

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