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Ces photos prouvent que Donald Trump a bien rencontré ses accusatrices

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"Fake news !" | © AFP PHOTO / Nicholas Kamm

Politique

Alors qu’il prétend n’avoir jamais rencontré les femmes qui l’accusent d’agressions sexuelles, certains internautes ont ressorti des photos qui prouvent le contraire.

Après le scandale Weinstein, au tour de Donald Trump ? En fin de campagne présidentielle, en 2016, une dizaine de femmes l’avait déjà accusé publiquement d’agressions sexuels. Dans la foulée du mouvement #MeToo, trois d’entre elles ont à nouveau témoigné ce lundi 11 décembre contre le président américain et ont réclamé l’ouverture d’une enquête au Congrès. Mais Donald Trump dément toute accusation, ce qu’il avait déjà fait en 2016 malgré des vidéos montrant un comportement misogyne et déplacé.

« Malgré des milliers d’heures gaspillées et des millions de dollars dépensés, les démocrates ont été incapables de montrer une collusion avec la Russie – alors maintenant ils passent aux fausses accusations et aux histoires inventées de femmes que je ne connais pas et/ou jamais rencontrées », écrit-il sur Twitter en terminant par son célèbre « fake news ».

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Pourtant, des photos publiées plus tard dans la journée prouvent le contraire : Donald Trump a bien rencontré certaines de ses accusatrices. Matt Viser, journaliste au Boston Globe, a publié sur Twitter une photo de Donald Trump avec Jill Harth, une ancienne collaboratrice qui évoquait en 2016 dans The Guardian « une tentative de viol ». Les faits remontent aux années 90 alors qu’elle organisait un concours de beauté sponsorisé par le milliardaire : « Il m’a poussée contre le mur, m’a tripotée et a essayé de retirer ma robe, expliquait-elle. Il savait que j’étais en couple avec George, il savait qu’il y avait des gens dans la pièce d’à côté. Comment a-t-il pu faire cela alors que j’étais là pour les affaires ? »

D’après le New York Times, rapporté par L’Obs, elle a déposé une plainte pour agression sexuelle en 1997. Après l’avoir retirée quelques jours plus tard, Jill Harth s’est ajoutée à la longue liste d’accusatrices du Républicain lors de sa campagne présidentielle. « Personne ne me défendait, c’est la raison pour laquelle je parle aujourd’hui. Vous n’êtes pas obligés de me croire mais j’ai vécu l’enfer et je dois revivre ce calvaire », déclarait-elle l’année passée pour se justifier. 

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Baiser forcé

Le magazine People a également publié une photo de Donald Trump posant aux côtés de Natasha Stoynoff, une ancienne journaliste du magazine qui devait réaliser un article sur l’homme d’affaires et sa nouvelle femme, Melania pour leur un an de mariage au Mar-a-Lago, leur résidence en Floride. L’image aurait été prise en décembre 2005, le même jour que l’incident. Un an plus tard, la journaliste racontait dans People une étreinte et un baiser forcés interrompus par l’arrivée impromptue d’un domestique. « Donald Trump voulait me montrer le manoir. Il y avait une ‘énorme’ chambre que je devais absolument voir, a-t-il dit. Nous sommes rentrés dans la chambre et Trump a fermé la porte derrière nous », racontait-elle en 2016. « Je me suis retournée et en l’espace de quelques secondes, il m’a plaquée contre le mur et enfoncé sa langue dans ma gorge ».

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Pour défendre le président, la porte-parole de la Maison Blanche a expliqué que le tweet de Trump faisait référence aux trois femmes qui ont réclamé l’ouverture d’une enquête. « Et dire simplement que vous ne connaissez pas quelqu’un signifie que vous n’avez pas de relation avec eux », a-t-elle ajouté.

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