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La malbouffe nuit (aussi) à la santé mentale

Malbouffe

La méta étude a été réalisée par Dr. Camille Lassale, du département d'épidémiologie et de santé publique de l'University College de Londres. | © Unsplash

Santé

Si vous vous sentez déprimés après avoir englouti de nombreux burgers, pizzas et frites, cela n’est pas (uniquement) dû à la prise de poids qui s’en est suivie. En effet, des chercheurs ont découvert des liens directs entre la malbouffe et la dépression. 

 

Ce n’est un secret pour personne : mal manger fait grossir et est néfaste pour le métabolisme. Aujourd’hui, la science vous donne une troisième raison de fuir comme la peste les McDos et autres établissements du même acabit : ceux-ci seraient mauvais pour votre santé mentale.

La méta étude a été réalisée par Dr. Camille Lassale, du département d’épidémiologie et de santé publique de l’University College de Londres. Cette dernière a analysé et comparé plus de 40 recherches internationales avant de parvenir à des conclusions effrayantes : « Des preuves convaincantes montrent qu’il y a une relation entre la qualité de votre régime alimentaire et votre santé mentale. Cette relation va au-delà de l’effet du régime sur la taille de votre corps ou d’autres aspects de la santé qui peuvent à leur tour affecter votre humeur », cite l’Obs. Sont (encore) mis en cause : les sucres, les graisses saturées et les aliments transformés.

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Effets multiples

En d’autres termes, si vous vous sentez déprimés après avoir englouti  de nombreux burger, pizzas et frites, cela n’est pas (uniquement) dû à la prise de poids qui s’en est suivie. En effet, votre régime alimentaire influence directement certains facteurs biologiques, qui auront un impact sur votre humeur.

Malbouffe santé mentale
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Et les phénomènes sont de plus multiples. La chercheuse cite d’abord le « stress oxydant »,désignant l’agression de cellules par certains aliments, ou l’inflammation de neurotransmetteurs. Ces derniers étant chargés de transmettre certains messages et de réguler des émotions, leur endommagement a un impact direct sur l’humeur. Mais cela ne s’arrête pas là : en effet, le régime alimentaire modifierait aussi la formation même des neurones, « particulièrement dans une partie du cerveau appelée l’hippocampe, qui est associée avec la régulation de l’humeur », précise Camille Lassale. Enfin, les microbes présents dans notre système digestifs transforment certains de ces aliments gras en molécules qui vont (elles aussi) endommager les neurotransmetteurs.

Les arguments différent, mais les conclusions restent toujours  les mêmes : pour être en bonne santé (mentale), on diminue les viandes, on évite les produits industriels et on limite le sucres. À la place, on privilégie les fruits, les légumes, les céréales, les poissons et huiles d’olives riches en anti-inflammatoires et anti-oxydants.

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