Pourquoi devrait-on pleurer au moins une fois par semaine ?

Pourquoi devrait-on pleurer au moins une fois par semaine ?

Pleurer pourrait être la solution miracle pour évacuer le stress. | © DR

Santé

À vos mouchoirs. Prêts ? Pleurez !

 

Dans une époque de plus en plus stressée et agitée, chacun y va de son petit conseil sur les techniques efficaces pour relâcher les tensions et être plus zen. « Tu devrais te mettre à la méditation », lance l’un. « C’est souvent une question de manque de sommeil », lâche l’autre. « Pour moi, c’est bain chaud direct après le boulot », renchérit un troisième.

Sport, yoga, cures alimentaires… ; il existe aujourd’hui des dizaines de méthodes prétendues bénéfiques pour lutter contre le stress. Mais pour le professeur japonais Hidefumi Yoshida, il en est une particulièrement efficace bien que peu considérée : celle qui consiste à pleurer. Pour celui qui se définit comme « professeur de larmes » dans un lycée japonais, le meilleur moyen de réduire son stress est de verser une ou plusieurs larmes.

Yeux mouillés, esprit apaisé

Paradoxalement (penseront certains), « pleurer est bien plus efficace contre le stress que rire ou dormir », explique au Japan Times l’homme de 43 ans. Tout comme écouter de la musique émouvante, regarder des films et lire des livres à faire pleurer dans les chaumières, apparaît bénéfique pour la santé mentale. « Cela stimule le système nerveux parasympathique, ralentit le rythme cardiaque et produit un effet apaisant sur l’esprit », poursuit Hidefumi Yoshida.

En pleurant une fois par semaine, on peut mener une vie sans stress.

Pleurer, une thérapie pas comme les autres

En 2014 et en collaborant avec Hideho Arita, professeur à la faculté de médecine de l’université de Toho à Tokyo, Yoshida a initié une série de conférences à travers le pays afin de sensibiliser les Japonais aux nombreux avantages de pleurer, relate The Independent. Depuis, il croule sous les demandes d’écoles et de sociétés qui souhaitent organiser des ateliers et autres activités sur le sujet.

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Rien d’étonnant, bien que le professeur japonais soit loin d’être le premier à vanter les mérites des pleurs. Comme le rappelle le quotidien britannique, une étude menée par le docteur William Frey à l’université du Minnesota affirmait déjà au début des années 80 que les larmes libéraient des endorphines favorisant un sentiment de bonheur et de bien-être. Depuis et à travers bien d’autres recherches, certains chercheurs voient les larmes comme une excellente thérapie pour les personnes qui rencontrent des difficultés à exprimer leurs émotions.

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