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Les Belges sont-ils trop stressés ?

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Il ne s’agit pas uniquement de stress lié au travail, mais aussi de stress vécu dans la vie privée. | © Francisco Moreno / Unsplash

Santé

D’après une étude de mutualités socialistes flamandes, un quart de leurs membres souffre d’un stress trop élevé, qui en devient problématique. 

 

Près d’une personne sur quatre (23,3%) souffre d’un stress trop élevé, qui en devient problématique. C’est ce qu’a révélé une enquête des mutualités socialistes flamandes, réalisée sur 4 893 membres. Au total, 65% des répondants ont indiqué qu’ils subissaient trop de pression ou de stress dans la vie quotidienne. Et la proportion s’est avérée plus élevée chez les femmes (71%) que chez les hommes (51%). Le pic de stress a été observé chez les 36 à 45 ans. Après, plus les sujets étaient âgés, moins ils étaient stressés.

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Pas uniquement lié au travail

Un quart des répondants souffrent de stress problématique, qui se traduit selon les mutualités socialistes par au moins six problèmes physiques ou émotionnels, et par l’utilisation de médicaments pour limiter le stress. 22% des répondants de l’énquête faisaient effectivement face à plus de six problèmes, et 10% des personnes stressées indiquaient utiliser des médicaments pour déstresser. Certains répondants appartennaient aux deux catégories.

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D’autre part, précise l’étude, il ne s’agit pas uniquement de stress lié au travail, mais aussi de stress vécu dans la vie privée. À peine un quart des répondants a indiqué avoir trouvé un bon équilibre entre le travail et leur vie personnelle. La moitié parvient tout juste à combiner les deux alors qu’une personne sur cinq affirme ne pas trouver d’équilibre.

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Les stratégies les plus populaires pour réduire le stress sont la lecture d’un livre ou la télévision (60%), l’exercice physique (55%) et le temps passé avec des amis et la famille (52%). En plus des médicaments (10%), 29% recourent pour se détendre à un verre d’alcool, et 8% à la cigarette .

Pour s’attaquer au problème, les mutualités socialistes lancent la campagne #ikbenik (je suis moi). Ils veulent aider les gens à s’accepter et à ne pas mettre la barre « irréalistement haut ».

Avec Belga

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