Non, les hommes ne sont pas des poules mouillées lorsqu’ils sont malades

Non, les hommes ne sont pas des poules mouillées lorsqu’ils sont malades

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Image d'illustration. | © Unsplash / Brittany Colette.

Santé

La testostérone pourrait affaiblir la réponse immunitaire à la grippe, tandis que certaines hormones sexuelles féminines pourraient la stimuler. 

C’est un cliché bien connu de tous : les hommes souffrent d’une réputation de très mauvais malade, auraient tendance à exagérer les symptômes lorsqu’ils sont enrhumés et en feraient des caisses pour pas grand chose. Une idée reçue qui a du plomb dans l’aile. Elle est ainsi démontée par une nouvelles étude, publiée dans le très sérieux British Medical Journal et repérée par le quotidien britannique The Guardian. Le docteur Kyle Sue, professeur spécialisé dans la médecine familiale à l’Université de Terre-Neuve (Canada), déconstruit la légende en soulignant que des expérimentations sur des souris ont suggéré que la testostérone pourrait affaiblir la réponse immunitaire à la grippe, tandis que certaines hormones sexuelles féminines pourraient la stimuler.

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Des taux de mortalité liés à la grippe plus élevés chez les hommes

L’étude note également que des recherches menées aux États-Unis ont montré que les hommes présentaient des taux de mortalité liés à la grippe plus élevés que les femmes du même âge, tandis que des données de recherches menées à Hong Kong montrent que les hommes avaient un risque plus élevé de se retrouver à l’hôpital avec la grippe saisonnière que les femmes.

Un autre article paru dans la revue scientifique Nature Communications tend à démontrer des résultats similaires : de nombreuses infections causent effectivement des symptômes plus sévères chez les hommes que les femmes. Ainsi, les hommes risquent plus de mourir de la tuberculose que les femmes et les hommes infectés par le virus Epstein-Barr (celui de la mononucléose) développent deux fois plus souvent le lymphome de Hodgkin.

À symptômes égaux, les hommes souffrent plus

Une nouvelle fois, l’hypothèse avancée pour expliquer ce phénomène est que les femmes auraient un système immunitaire plus puissant, grâce à leurs hormones sexuelles qui jouent un rôle prépondérant. Deux chercheurs de l’Université de Londres avancent même que les infections disparaissent pendant la grossesse, la naissance et l’allaitement.

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D’après une autre étude publiée dans le journal Brain, Behavior and Immunity, les hommes souffrent plus, à symptômes égaux. En menant des expériences sur des souris, des chercheurs ont découvert que les mâles subissent plus de variations de températures, de fièvre et mettent plus longtemps à se remettre d’une grippe et à soigner un simple rhume.

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